Le producteur Yoshinori Ono quitte Capcom

Petit tremblement de terre au sein de l’éditeur de jeu vidéo japonais Capcom avec le départ surprise de Yoshinori Ono, l’affable producteur derrière les récents jeux de la franchise Street Fighter et l’un des visages les plus reconnaissables du monde vidéoludique.

C’est dans un long message publié sur Twitter que “Ono-chin” détaille sa démission du poste de brand manager sur plusieurs franchises de jeu Capcom, après 27 ans de carrière passés dans la maison.

J’ai fait partie de la marque Street Fighter depuis très longtemps et j’ai vécu de bons moments, comme des mauvais, et même des moments inexistants. Mon coeur est rempli de gratitude envers les joueurs qui m’ont apporté leur généreux et chaleureux soutien à la marque, surtout au cours de cette dernière décennie alors qu’une nouvelle aube se levait sur Street Fighter.

Et maintenant, après presque 30 ans de service au sein de Capcom, je vais quitter la compagnie cet été. Cela veut dire que je démissionnerai de ma position en tant que brand manager sur différents titres Capcom dont Street Fighter.

Je regrette qu’en tant qu’éxectuteur productif sur la série Street Fighter, je ne puisse pas crier “SHORYUKEN” à vos côtés au cours des évènements prévus pour 2020, donc permettez-moi de le faire pour les derniers mots de ce message à votre destination. 3 2 1 SHORYUKEN !

Toujours le sourire aux lèvres, l’amoureux de Blanka restait l’une des figures les plus accessibles du jeu vidéo japonais, prêt à répondre aux fans les plus malpolis sur Twitter et ne quittant jamais sa bonhomie de marque en toute situation. Rarement traité avec le respect qu’il méritait par les pontes de Capcom, Ono a donné de sa personne au point de se retrouver à l’hôpital après un press tour éreintant en 2012.

Presque 30 ans de chez Capcom

S’il demeure l’une des personnalités les plus polémiques au sein de Capcom pour ses tentatives ratées comme Street Fighter X Tekken en 2012 et le départ calamiteux de Street Fighter V en 2016, son héritage n’en reste pas moins l’un des plus significatifs pour tous ceux qui ne jurent que par le quart-de-cercle et poing. Le carton monumental de son bébé Street Fighter IV en 2009 aura ramené sur le devant de la scène une franchise estimée reléguée aux annales du passé autant par le grand public que par son employeur lui-même qui ne croyait pas du tout au projet.