Le remake annulé de Goldeneye 64 sur Xbox 360 refait surface en version jouable

Dire que Goldeneye 64 a marqué les esprits est un doux euphémisme – le first-person shooter du studio anglais Rareware adapté du film éponyme a été l’un des succès les plus retentissants de la Nintendo 64 lors de sa sortie en 1994, devenant de facto l’un des titres définissant le genre sur console.

Rareware n’a jamais caché son envie de redonner une seconde jeunesse à l’un de ses jeux les plus emblématiques – et si un projet de remake à destination de la Xbox 360 a bel et bien été en développement au sein du studio, sa sortie a finalement été annulée et aucune trace jouable n’avait été retrouvée… Jusqu’à tout récemment et la mise en ligne d’un playtrough complet du jeu sur YouTube.

Rareware

C’est au spécialiste YouTube du jeu Grasul00 que l’on doit cette découverte surprenante : une vidéo complète du titre joué sur émulateur Xenia, avec une glorieuse résolution en 4K et un framerate réglé à 60 images par seconde – du pain béni pour tous ceux qui ont souffert des chutes de performance drastique et de l’affichage flou du jeu sur cathodique il y a maintenant plus de 20 ans. On ne se hasardera pas à donner un lien de téléchargement vers la ROM du jeu – cette beta est facilement trouvable via un simple moteur de recherche. Cette version (loin d’être totalement terminée, pour être clair) permet d’explorer tout le contenu solo du jeu, ainsi que d’essayer le mode multijoueur.

Rien que pour vos yeux

Goldeneye 64 porte un lourd héritage que l’on aurait pu s’attendre à retrouver sur des rééditions, remaster ou d’autres remakes, en devoir de mémoire pour préserver l’importance du jeu dans l’histoire du FPS à la manette – sauf que, licence James Bond oblige, il est très compliqué de régler les éventuels problèmes de propriété intellectuelle entre les détenteurs des droits de l’original 64-bit. Rareware avait ainsi bien tenté de ramener le jeu sur le Xbox Live Arcade à travers un remaster au cours de l’année 2008 – mais faute d’un accord entre Nintendo, Microsoft et le distributeur MGM détenteur des droits des films, le jeu n’aura finalement jamais quitté les coffres du studio anglais.

C’est non sans une bonne dose d’ironie que le premier écran affiché au joueur une fois le jeu lancé montre un détournement d’une citation culte du film Goldfinger, en lui et place du logo de Nintendo tournoyant de 1997. “Espériez-vous que j’enlève le logo de Nintendo ? – Non, monsieur Bond, j’espère que vous mourriez“. A bon entendeur, bien sûr.