Le Royaume-Uni appliquera désormais une politique de tolérance zéro pour l’upskirting

Le Royaume-Uni a adopté une nouvelle loi le mardi 12 février 2019 au Royaume-Uni. Cette législation porte sur l’upskirting. Il s’agit d’une pratique très intrusive qui consiste à prendre en photo ou en vidéo les dessous de vêtements d’une personne dans le but de voir ses sous-vêtements ou ses parties intimes.

Et ce, à l’insu de la victime et, bien sûr, sans son contentement. Les auteurs de ces actes cherchent généralement soit, à satisfaire un désir sexuel, soit à humilier leur victime.

Upskirt

De nombreux pays du monde ont déjà adopté des lois interdisant et sanctionnant l’upskirting. L’Écosse, par exemple, avait adopté une loi interdisant l’upskirting en 2010. De même, le pays de Galles et l’Angleterre se sont basés sur une infraction du commonlaw pour mettre l’upskirting sur le compte des atteintes à la pudeur et ouvrir ainsi la possibilité aux victimes d’engager des poursuites judiciaires contre leurs agresseurs.

Pour rappel, cette loi récemment adoptée a été présentée comme projet de loi le jeudi 21 juin 2018.

Les autorités devront faire preuve d’intransigeance dans l’application de la loi

Il faut noter que si l’upskirting est commis pour satisfaire une envie sexuelle, ses auteurs sont qualifiés de délinquants sexuels. De plus, à travers cette nouvelle loi, le Royaume-Uni garantit la protection des victimes qui poursuivent leurs agresseurs en justice. En d’autres termes, l’identité des victimes ne pourra pas être diffusée dans les médias.

Malgré tout, bien que le Royaume-Uni ait instauré cette loi pour réprimer les actes antisociaux, si les autorités ne font pas preuve d’intransigeance dans son application, cette loi ne profitera pas aux victimes.

En effet, de nombreuses victimes d’upskirting se plaignent de ce que leurs agresseurs, une fois appréhendés, ne soient sanctionnés qu’avec de petites amendes.

L’évolution de la technologie et le sexisme social sont aussi en cause

De même, certains gouvernements cherchent changer les comportements qui tendent à encourager la pratique de l’upskirting. C’est dans cet esprit par exemple que la Corée du Sud a adopté une loi interdisant aux filles et femmes de porter des mini-jupes. Cette loi est entrée en vigueur le vendredi 22 mars 2013 en Corée du Sud et condamne même toute femme enfreignant cette loi à payer une amende de 50.000 wons ou 35 euros.

Malgré tout, force est de constater qu’actuellement, le sexisme social et l’accès facile et peu coûteux à de minuscules caméras cachées encouragent les délinquants sexuels et individus peu scrupuleux à poursuivre cette pratique.