Le Royaume-Uni envisage de confier son infrastructure 5G à Huawei, les Etats-Unis réagissent

Le mois dernier, Reuters nous a rapporté des faits nouveaux sur l’évolution de la relation entre Huawei et les gouvernements mondiaux concernant la technologie de nouvelle génération 5G. En effet, selon le Financial Times, il semblerait que la Grande-Bretagne ait lâché du lest par rapport au point de vue qu’elle porte sur la société chinoise Huawei, accusée à maintes reprises par les États-Unis de représenter une grave menace pour la sécurité nationale.

Le Royaume-Uni, qui fait partie des pays du réseau de partage de renseignements Five Eyes dans lequel on retrouve les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, avait effectivement laissé entendre que le gouvernement britannique pourrait utiliser les produits 5G de Huawei dans les zones moins sensibles.

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Ce qui n’a pas manqué de faire réagir les États-Unis en la personne de Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis qui a réitéré dans une interview publiée le mardi 24 décembre 2019 par le Financial Times les avertissements du gouvernement américain sur les risques que représente la société chinoise de télécommunications.

Les États-Unis sont « choqués » que le Royaume-Uni considère plus Huawei d’un point de vue commercial que sécuritaire

Durant son interview, O’Brien a déclaré que les gens en Europe, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie commençaient à comprendre les préoccupations soulevées par les États-Unis à l’encontre de Huawei.

Par contre, le conseiller à la sécurité a souligné qu’ « il est quelque peu choquant pour nous que les gens au Royaume-Uni considèrent Huawei comme une sorte de décision commerciale », alors que selon ses propos, « la 5G est une décision de sécurité nationale ».

Ce n’est pas tout. O’Brien n’a pas non plus manqué de réitérer les avertissements des États-Unis quant au fait de laisser Huawei fournir les équipements nécessaires à l’infrastructure 5G de la Grande-Bretagne.

Ils vont juste voler des secrets d’État, qu’il s’agisse des secrets nucléaires britanniques ou des secrets du MI6 ou du MI5.

Les États-Unis continuent leur campagne de sape de Huawei

Pour rappel, les États-Unis ont de nombreuses fois conseillé aux nations de ne pas donner l’accès à leur infrastructure 5G à Huawei, évoquant des risques d’espionnage pouvant relever de la sécurité nationale. Accusations que Huawei n’a cessé, jusqu’à ce jour, de démentir.

Malgré tout, en mai 2019, Donald Trump, l’actuel président américain a signé un décret interdisant aux entreprises américaines de se fournir en équipements de télécommunications chez les entreprises classées comme dangereuses pour la sécurité nationale. Le même mois, l’administration Trump a également mis Huawei sur liste noire en citant des problèmes liés à la sécurité nationale.

Pour l’heure, Huawei n’a pas fait de commentaire sur la situation.