Le Royaume-Uni propose de nouveaux tarifs pour avancer dans les négociations commerciales avec l’Union Européenne

Reuters nous rapporte le mardi 19 mai 2020 que le Royaume-Uni a annoncé un nouveau régime tarifaire post-Brexit. Dans les grandes lignes, le nouveau régime réduit les prélèvements sur les 37 milliards de dollars d’importations liées à la chaîne d’approvisionnement, mais maintient la taxe de 10% sur les voitures et autres produits importés de l’Union européenne (UE) qui sont en concurrence avec ceux des industries britanniques. Ce nouveau régime tarifaire s’appliquerait également aux pays avec lesquels le Royaume-Uni n’a pas passé d’accord.

Apparemment, ces nouveaux tarifs viseraient à simplifier le système européen jugé trop complexe par certains responsables britanniques et permettraient également au Royaume-Uni de passer des accords commerciaux avec d’autres acteurs internationaux comme les États-Unis.

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Le nouveau régime tarifaire devrait également entrer en vigueur à partir de janvier 2021, mais la grande question est de savoir si la Grande-Bretagne et l’UE parviendront à établir un accord de libre-échange d’ici la fin de l’année.

Tout repose sur les pourparlers entre le Royaume-Uni et l’UE

La secrétaire au Commerce international, Liz Truss a déclaré que ce « nouveau tarif mondial bénéficiera aux consommateurs et aux ménages britanniques en réduisant les formalités administratives et en réduisant le coût des milliers de produits de tous les jours ».

Sauf qu’il faudrait déjà que l’UE et le Royaume-Uni parviennent à un consensus commercial. Bien que les chambres de commerce britanniques aient salué ce nouveau régime tarifaire, elles ont souligné que trouver un accord avec l’UE serait vital « pour éviter une augmentation substantielle des coûts pour les entreprises des deux côtés de la Manche ».

Une inflation à prévoir à défaut d’accord ?

Et la partie ne semble pas encore gagner puisque, pour l’heure, les pourparlers entre les deux parties sur une future relation commerciale sont au point mort. Une réunion devrait d’ailleurs se tenir le mois prochain pour trancher de l’avenir de cette potentielle relation. Un porte-parole du Premier ministre britannique, Boris Johnson, a décrit le projet de texte juridique du Royaume-Uni comme étant « une contribution constructive ».

Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier,  a également salué l’initiative tout en ajoutant que « nous devons faire des progrès tangibles » lors des négociations de juin. A défaut d’accord, le prix de certains aliments, voitures, intrants chimiques provenant du bloc européen pourrait fortement augmenter. Affaire à suivre.