Le Royaume-Uni souhaite mettre fin à la vente de véhicules polluants

En février 2017, cinq pays ont été mis en garde par la Commission européenne pour la qualité de leur air. Dans la liste figurent des géants de l’industrie automobile comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Il y a trois semaines, le plan climat de Nicolas Hulot a été adopté dans l’Hexagone. Le 26 juillet 2017, le Royaume-Uni a également mis en place un plan similaire. Il s’agit d’un nouveau programme de lutte contre la pollution de l’air, et notamment au dioxyde d’azote (NO2).

Le gouvernement britannique veut ainsi mettre un terme à la vente de voitures diesel ou essence à partir de 2040. L’initiative a particulièrement été saluée par les ONG pro environnementales. Toutefois, elle ne fait pas l’unanimité. Les constructeurs et vendeurs d’automobiles appréhendent mal l’adoption forcée des voitures hybrides et électriques.

Pollution voiture

Outre la pression venant de l’UE, il s’agit aussi d’un choix politique. Le dioxyde d’azote (NO2) est extrêmement nocif pour la santé publique.

Seuils d’alertes régulièrement atteints

Dans les agglomérations britanniques, les seuils d’alerte sur ce produit polluant sont régulièrement atteints. Selon les chiffres officiels du pays, cette pollution serait à l’origine de la mort de quarante mille personnes par an. Elle serait également responsable d’une épidémie de maladies respiratoires, notamment chez les jeunes enfants.

« Nous ne pouvons pas continuer à utiliser des voitures diesel et à essence, pas seulement à cause des problèmes de santé que cela pose, mais aussi parce que leurs émissions signifient une accélération du changement climatique, qui nuisent à notre planète ainsi qu’à la prochaine génération. » a déclaré Michael Gove, le ministre de l’Environnement, sur la radio BBC 4.

Les débats sont lancés

À Londres, trois milliards de livres seront consacrés à la mise en œuvre d’un plan d’amélioration de la qualité de l’air. La somme de 255 millions sera départagée entre les municipalités afin de réformer les systèmes de mobilité urbaine. Le Maire de Londres, Sadiq Khan envisage également un nouveau système de péage dont de la concrétisation reste pour l’instant controversée.

De leur côté, l’association britannique des constructeurs et des vendeurs d’automobiles (SMMT) se voit lésée du nouveau plan. Mike Hawes, le directeur de l’association a estimé qu’il pourrait « affaiblir un secteur automobile britannique prospère si nous ne lui laissons pas assez de temps pour s’adapter. » 

Pour Greenpeace, « Le gouvernement a raison de fixer une date pour arrêter la vente des moteurs polluants à essence et diesel, mais 2040 c’est bien trop tard. » L’ONG estime que le Royaume-Uni devrait suivre l’exemple de la Norvège qui prévoit zéro moteur à combustion dès 2025.

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