Le salaire des prostituées dévoilé dans une nouvelle étude

Des chercheurs de l’université de Leicester et de Strathclyde, au Royaume-Uni, ont réalisé une enquête d’envergure nationale sur les emplois liés au sexe. Environ 73% des participants étaient des femmes, 19% des hommes, 3 % des transgenres et 3 % des non-binaires ou intersexués. L’échantillon comprenait également les travailleurs du sexe en ligne, une industrie florissante dans le pays.

Le but était d’analyser les conditions de travail, la sécurité et le maintien de l’ordre au sein de l’industrie du sexe. Les résultats ont révélé que la plupart des travailleurs du sexe gagnent moins de vingt-mille livres sterling par an. Néanmoins, il semblerait que la majorité d’entre eux bénéficient d’un haut niveau de satisfaction au travail.

Etude prostitution

Depuis les années 2000, le numérique a révolutionné l’industrie du sexe au Royaume-Uni. Internet représente un moyen plus sécurisé et économique pour trouver des clients et conclure les marchés.

Moins de dix heures de travail par semaine

641 travailleurs du sexe et 1323 clients ont été interrogés.

L’étude a pris en compte divers métiers liés à l’industrie. Les chercheurs ont interrogé des escortes, des professionnels de la webcam, des travailleurs du sexe au téléphone, des travailleurs de la servitude ou « Miss Whiplash » et des masseurs sexuels.

Afin d’être la plus exhaustive possible, l’étude s’est également basée sur les témoignages des salariés de l’industrie de la pornographie, des maisons closes ou même des prostituées travaillant dans la rue.

Pour commencer, les métiers liés au sexe seraient moins contraignants que les autres professions. La plupart des participants à l’enquête se considèrent libres dans leur travail. D’ailleurs, plus de la moitié d’entre eux ne travaillent que dix heures, ou moins, durant la semaine. Environ dix pour cent d’entre eux gagnent plus de cinquante-mille livres sterling par an, mais ces derniers travaillent généralement plus.

Des métiers risqués

Plus de quatre participants sur cinq ont affirmé qu’internet leur permettait de travailler en toute sécurité. Les médias sociaux et les applications de messagerie seraient pour eux des moyens efficaces pour obtenir de l’aide venant d’autres collègues.

Ces métiers ne sont pourtant pas sans risques. Près de la moitié de ceux qui vivent de cette industrie craignent d’être « expulsés ». Quatre personnes sur cinq ont été confrontées à une forme de criminalité liée au travail. Environ trois sur cinq ont subi de harcèlement et menaces. La moitié d’entre ont déjà été victimes des clients qui refusaient de payer ou qui voulaient payer moins que ce qui était initialement prévu.

À noter que l’étude ne prend bien évidemment pas en compte les personnes qui ont été forcées d’intégrer le commerce du sexe par les trafiquants.