Le secteur de l’aviation se met aussi à l’électrique avec le vol inaugural d’un appareil commercial

À l’heure actuelle, divers efforts sont fournis afin de préserver notre environnement. Pour ce faire, un des axes sur lesquels les ingénieurs de divers domaines travaillent est la conception de véhicules et d’appareils plus respectueux de l’environnement et faisant appel à des technologies plus propres.

Pour le cas du transport terrestre, il y a déjà les véhicules fonctionnant à l’électricité et aux autres sources d’énergies propres.

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Crédit photo PIXABAY

Mais pour le cas de l’aviation, qui est également une source non négligeable de pollution atmosphérique, c’est la première fois qu’un avion électrique a été mis au point.

En effet, un pas de plus vient d’être franchi pour le secteur de l’aviation commerciale avec le vol d’essai inaugural du premier avion électrique.

Un évènement qui a eu lieu au début du mois au Canada avec un appareil d’Harbour Air.

Un hydravion DHC-2 électrique a pris son envol

C’est à Vancouver, au Canada, que le premier avion électrique, qui a d’ailleurs été  piloté par le fondateur et DG de Harbour Air, Greg McDougall, a effectué son premier vol. À son bord, on pouvait compter 6 passagers. Notons que cette compagnie aérienne privée canadienne transporte annuellement plus de 500.000 passagers.

Le moteur électrique de cet avion a été conçu par la société d’ingénierie MagniX, dont Roei Ganzarski est le PDG, en partenariat avec Harbour Air. Ce dernier précise aussi que « sans parler des apports bénéfiques à l’environnement, cette avancée permettra également de réduire considérablement les dépenses des compagnies aériennes ».

En effet, la pollution produite par les appareils actuels dépasse de loin celle des autres moyens de transport. Avec une émission de 285 grammes de CO2 par kilomètre par passager, l’impact sur l’environnement est considérablement néfaste. Par contre, avec un avion électrique, il n’y aura pas du tout d’émission polluante.

Ce premier vol de l’avion électrique a duré 15 bonnes minutes

Même si la durée du vol n’a été que de 15 minutes, cela fut déjà très encourageant, mais du progrès reste à faire. En effet, la batterie ne pouvait permettre à un engin comme celui-ci que de survoler une distance de 100 miles, soit environ 160 kilomètres. La conception d’une batterie plus performante sera donc le principal défi à relever.

GanzarskI déclare même que même si la gamme n’est pas là où il l’espérait, c’est déjà un « début révolutionnaire pour le secteur de l’aviation ». Il prévoit d’ailleurs le développement de batteries plus puissantes afin de pouvoir permettre des vols de plus longues durées.

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