Le sexe permettrait de diminuer les risques de cancer de la prostate

Le cancer de la prostate touche des dizaines de milliers de personnes chaque année. Il est même la seconde cause de mortalité masculine par cancer en Amérique du Nord, après le tristement célèbre cancer du poumon. Il existe cependant des méthodes pour s’en prémunir et pour réduire les risques. Le sexe en ferait justement partie, du moins selon une étude menée par plusieurs chercheurs américains.

L’étude en question a été menée auprès de 32 000 hommes sur une période de 18 ans. Jennifer Rider, un médecin travaillant pour la Boston University, a commencé à travailler dessus en  1992.

Sexe cancer prostate

Le sexe permettrait de lutter efficacement contre le cancer de la prostate.

Elle a regroupé à cette époque 31 925 hommes et elle leur a demandé de répondre à un questionnaire très précis sur leurs habitudes.

L’étude a porté sur 31 925 participants seulement

Certains de ces questions étaient évidemment très intimes et une d’entre elles portaient sur le nombre d’éjaculations par mois.

En 1992, l’âge moyen des participant à l’étude était de 59 ans. Ils ont tous été suivis à travers les années et l’étude a ainsi pris fin dix-huit plus tard, en 2010. Jennifer Rider et son équipe ont ensuite compilé tous les résultats obtenus et ils les ont mis en corrélation avec le dossier médical de ces 31 925 hommes.

Durant ces dix-huit ans, 3 839 participants ont eu à faire face à un cancer de la prostate et 384 en sont morts.

Après avoir analysé les résultats de leur étude, les chercheurs ont découvert que les hommes éjaculant au moins 21 fois par mois avaient environ 20% de risques en moins de contracter la maladie comparativement aux hommes ne jouissant que de quatre à sept fois par mois.

Toutefois, cette tendance n’est pas universelle et elle dépend aussi de l’âge des hommes. Les participants âgés de 40 à 49 ans ayant éjaculé entre 8 et 12 fois par mois ont ainsi présenté 10 % de risques en moins de développer un cancer de la prostate.

Janet Stanford, une chercheuse spécialisée dans ce type de cancer, a tout de même tenu à tempérer les résultats de cette étude. D’après elle, il n’y aurait pas de lien direct entre le nombre d’éjaculations mensuelles et la maladie.

Ceci étant, dans le doute, rien ne vous empêche d’intensifier vos séances, quitte à vous débrouiller tout seul. De toute façon, ça ne pourra pas vous faire de mal.

Mots-clés médecinesantésexe