Le Sony A7S III officiel, la 4K à 120 images par seconde et une grosse sensibilité

Sony est de retour. Après plusieurs semaines de teasing, la marque nippone a enfin levé le voile sur l’A7S III, son tout nouveau boîtier hybride.

Il y a beaucoup de choses à dire au sujet de ce nouveau boîtier. Fidèle à sa réputation, la marque a en effet poussé le concept assez loin et elle est ainsi presque repartie d’une feuille blanche. Cela vaut notamment pour le volet de l’ergonomie, qui a bénéficié d’un soin tout particulier.

Le Sony A7S III est un peu plus massif, mais il tient du coup mieux en main

Le Sony A7S III est un peu plus massif, mais il tient du coup mieux en main

L’A7S III est donc un peu plus massif et il se rapproche finalement davantage de l’A7R IV en termes de gabarit. Et cela risque de faire plaisir à beaucoup, mais le grip aussi a été totalement repensé. Plus large, il pourra ainsi accueillir tous les doigts de la main. Même le petit doigt.

Un Sony A7S III plus massif et plus confortable

Il y a aussi des nouveautés du côté des boutons et des molettes. Le bouton permettant de lancer l’enregistrement d’une vidéo passe ainsi sur l’épaule de droite et il est remplacé, à l’arrière, par un petit stick qui permettra de naviguer plus facilement au sein des menus de la plateforme.

Des menus qui ont été entièrement réagencés, avec une navigation à la verticale bien plus claire. Finis donc les onglets listant des dizaines d’options différentes et pas toujours claires, l’A7S III se veut plus accessible et plus facile à utiliser.

Mais bien sûr, ces changements cosmétiques ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de nouveautés que propose l’A7S III. Comme souvent, il faut donc se pencher sur la fiche technique du terminal pour réaliser le chemin parcouru par Sony sur ce nouveau boîtier.

Enfin un écran rotatif sur un A7

Enfin un écran rotatif sur un A7

Pas de 8K, mais la 4K à 120 ips

Sony a donc intégré un nouveau capteur, un capteur CMOS BSI Exmor R de 12,1 millions de pixels. Plus sensible, il pourra atteindre une sensibilité comprise entre 40 et 409 600 ISO en mode étendu. La plage dynamique impressionne aussi. 15 IL en vidéo, ce ne sont pas tous les boîtiers qui peuvent se vanter d’aller aussi loin. De même pour le processeur. Le BIONZ R laisse sa place à une nouvelle puce, le BIONZ XR. Sony promet une puissance huit fois supérieure à celle de l’ancienne génération, avec en prime une réduction significative du rolling chuter.

Vous le savez sans doute, mais les boîtiers A7S ont toujours été orientés vidéo. Il n’en ira pas autrement de ce nouveau modèle. En revanche, contrairement au EOS R5, il ne sera pas en mesure de filmer en 8K et il se limitera donc à la 4K QHD, avec une cadence maximale de 120 images par seconde.

Mieux encore, il filmera en 4:2:2 10 bits en natif, et ce sur tous les modes confondus. Et en passant par un enregistreur externe, il sera même possible d’atteindre du 16 bits en 4K 60 ips grâce à sa sortie HDMI 2.1 Type-A.

De nouveaux codecs font également leur entrée : le XAVC-S I (All-I) et le XAVC HS (h.265).

L'A7S III est taillé pour la vidéo

L’A7S III est taillé pour la vidéo

La 4K RAW 16 bits en externe

L’autofocus n’est pas en reste et il sera en mesure d’atteindre les 759 points à détection de phase, pour une répartition sur 92 % de la surface du capteur. Bien sûr, on retrouve tout le savoir-faire de Sony en la matière, et l’eye focus répond ainsi toujours à l’appel. Et si l’on en croit les premiers retours de ceux qui ont eu le boîtier entre les mains – vous pouvez vous reporter aux vidéos intégrées à la fin de l’article – alors ses performances restent excellentes.

Et c’est la même chose pour la stabilisation. Le capteur est toujours stabilisé sur 5 axes, mais il sera en plus possible d’activer le système de stabilisation actif qui améliorera encore les résultats du boîtier. Attention en revanche, car ce mode opérera un crop de 10 % dans l’image en contrepartie.

L’A7S III fait également un bon en avant sur le terrain de la visée. L’EVF est toujours de type OLED, mais il atteint désormais les 9,44 millions de points avec une fréquence maximale de 120 images par seconde. Il sera d’ailleurs possible de prendre la main sur cette option et de réduire sa fréquence d’affichage pour gagner en autonomie.

L’écran est toujours tactile, mais il est monté sur une rotule et il sera enfin possible de le faire pivoter sur lui-même. Ce qui devrait beaucoup intéresser nos amis vlogueurs.

L'A7S III couplé à quelques accessoires

L’A7S III couplé à quelques accessoires

4 200 € nu sans objectif

Il y a aussi du neuf sur le terrain du stockage. L’A7S III embarque deux slots pour cartes mémoires, mais ces derniers sont un peu particuliers. Ils peuvent en effet lire des cartes SD-UHS II (les deux) ou… des cartes CFexpress Type A. Notez d’ailleurs que si vous voulez tourner en 4K à 120 images par seconde, alors vous devrez impérativement disposer d’une CFexpress. Sur les SD, le boîtier nous limitera à de la 4K à 60 ips.

Sony a d’ailleurs présenté deux cartes CFexpress Type-A durant sa conférence de presse : une de 80 Go à 230 € et une autre de 160 Go à 440 €. Le boîtier sera pour sa part proposé en septembre, au prix de 4 200 € nu.

Quid de la chauffe ? Le sujet est plutôt à la mode en ce moment et Sony a bien entendu communiqué dessus. En 4K à 120 ips, on pourra atteindre les 30 minutes d’enregistrement avant que le boîtier ne chauffe trop. Et on passe à 60 minutes en 4K à 60 ips. Notons que l’on parle ici d’enregistrement continu.

Quant à l’autonomie, elle pourra atteindre les 95 minutes en vidéo, soit un peu plus que les 60 minutes du Sony A7 III. Sinon, pour finir, sachez que l’A7S III est doté d’un boîtier en magnésium avec une construction tout temps (résistance à la poussière et à l’humidité).

La connectique repose sur une micro USB, une USB Type-C, une sortie HDMI standard, une prise micro et une prise casque, avec en prime le support du Bluetooth 4.2 et du WiFi 2,4/5 GHz.

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