Le squelette de « vampire » retrouvé il y a 30 ans a livré ses secrets

En analysant l’ADN des restes du présumé vampire, déterrés en 1990, les chercheurs ont finalement réussi à l’identifier. Ils appartenaient à une personne nommée John Barber, conformément à l’inscription « JB 55 » gravée sur sa tombe. L’étude a commencé lorsque son cercueil a été découvert dans une carrière de gravier à Griswold, à Connecticut.

Le rapport final n’a été présenté que le 23 juillet dernier, au National Museum of Health and Medicine, à Silver Spring, dans le Maryland.

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Un avis de presse datant de 1826 a fait avancer les recherches. Le décès d’un garçon de 12 ans, nommé Nathan Barber, le fils de John Barber, y est mentionné. La tombe du petit porte la mention NB 13 et se trouve près de celle où il y a le sigle JB 55. C’était le seul « supposé vampire » que les scientifiques ont étudié, notamment à cause de la position de son cadavre.

« Chacun était en position anatomique … sauf  JB 55. Ses os de la cuisse … ont été déracinés de la position anatomique et se sont croisés sur la poitrine. Sa poitrine avait été brisée et le crâne décapité et éloigné », a déclaré Nicholas F. Bellantoni, un archéologue du Connecticut.

Une exhumation thérapeutique

Selon une croyance, le fait qu’il reste encore du sang liquide dans son cœur après l’exhumation confirme que la personne était un vampire. Ainsi, pour qu’il soit définitivement mort, son cœur devrait être retiré et brûlé. Ainsi, Barber a été déterré pour « l’empêcher de harceler ».

Sa famille a pris sa tête et ses membres pour les réarranger au-dessus de ses côtes, en forme de crâne et d’os croisés.

En examinant son corps, les scientifiques ont, toutefois, découvert que Barber n’aurait pu mordre aucun cou, car il lui manquait ses dents de devant. Il avait aussi une clavicule cassée et un genou arthritique. Sa tuberculose a laissé des traces sur ses côtes et lui aurait valu une mort atroce.

Selon la légende, la véritable menace du vampire venait surtout après la mort. Ainsi, il devrait être tué à nouveau à travers ce que Bellantoni appelle une « exhumation thérapeutique ».

Pourtant, tout porte à croire que Barber n’état qu’un simple fermier de classe moyenne qui travaillait dur. L’état de ses os et de ses vertèbres le confirme.

Il aurait été enterré vivant

Cette étude a permis de mieux comprendre l’histoire de vampires en Nouvelle-Angleterre, en particulier au Connecticut et à Rhode Island, à la fin des années 1700 et au début des années 1800. Elle aurait eu un lien avec la propagation de la tuberculose dans ces régions.

La Nouvelle-Angleterre était peuplée d’agriculteurs qui ne comprenaient rien sur la transmission de la tuberculose. Ils vivaient sans aucune peur des malades. D’après Bellantoni, JB aurait gravement souffert de la tuberculose. Le croyant mort, les gens l’auraient enterré. Après avoir été soupçonné d’être un mort-vivant, il aurait été exhumé et réarrangé dans sa tombe.

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