Le Stratolaunch va bientôt faire son premier vol

Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft est entré en collaboration avec le gouvernement américain dans le cadre d’un projet : l’avion Stratolaunch. Le programme consiste à concevoir un avion capable d’envoyer des satellites à basse altitude à la place des fusées traditionnelles. Paul Allen fut l’une des premières personnes à s’intéresser aux fusées aéroportées et à effectuer des travaux là-dessus.

La création de la société Stratolaunch System par Paul Allen, il y a 7 ans, marquait le début des travaux et des recherches sur la technologie nécessaire. Celle-ci devrait permettre d’envoyer l’avion à une plus haute altitude, avec une plus grosse charge, et plus d’autonomie. Le programme a eu lieu dans le but d’alléger les dépenses liées à la mise en orbite des satellites.

Stratolaunch : image 1

Les premiers tests au sol, ou les tests de roulages, ont été effectués. Les essais ont été couronnés de succès et les ingénieurs peuvent maintenant passer à l’étape supérieure.

Le Goliath des cieux

L’engin a été surnommé « le Goliath des cieux ». Il possède un double fuselage qui lui permet de voler plus haut. Il est équipé de six réacteurs de Boeing 747 qui lui font gagner en puissance. Le Stratolaunch aura la capacité d’embarquer plus de deux cents tonnes de charges matérielles, l’équivalent d’un petit satellite. Il pourra parcourir une distance avoisinant les 3700 km sans escale en un vol, ce qui permettra un gain de temps considérable.

Par ailleurs, la manœuvre est moins coûteuse que celle de la fusée traditionnelle. Elle consiste à accrocher le satellite sous le fuselage de l’avion, à voler à une certaine altitude dans l’orbite terrestre basse, et à détacher le satellite. Ce dernier suivra automatiquement la programmation de la trajectoire qui lui est destinée.

Des résultats positifs

Cette année 2018 a vu les tests de roulage et d’accélération de l’avion se concrétiser. Au cours des premiers tests, celui-ci a atteint la vitesse de quarante nœuds ou 75 km/h qui va bientôt être dépassée. Lors des deux prochains essais, il devrait pouvoir atteindre la vitesse de 130 km/h, puis de 220 km/h. Ce ne sera qu’après le succès de tous les essais au sol que l’avion pourra effectuer son premier essai en vol. Selon le site Space news qui retranscrit les déclarations des responsables en charge de son développement, ce dernier devrait avoir lieu cet été même.

L’échéance prévue n’englobe pas la phase de commercialisation du produit. Le processus de certification prendra encore 18 à 24 mois. Le premier vol officiel est destiné à la mise en orbite de Pegasus XL. Néanmoins, cela pourrait changer d’ici là avec l’addition de deux autres satellites pour le même vol.

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