Le test d’un missile russe capable de s’attaquer aux satellites en orbite basse ne ravit pas les américains

Le 15 avril dernier, la Russie a effectué un nouveau test de son système de missiles anti-satellites à ascension directe (DA-ASAT) PL-19 Nudol. Cela n’a évidemment pas plu à l’United States Space Force.

En effet, selon le général de l’USSF, John « Jay » Raymond, le test de cette arme est un parfait exemple des menaces contre les systèmes spatiaux américains et alliés. Raymond a également souligné que les États-Unis sont prêts, en cas d’éventuelles attaques spatiales.

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Avant le test de ce missile capable d’anéantir des satellites en orbite basse, il est important de signaler que COSMOS 2542 et COSMOS 2543, deux satellites russes « potentiellement dangereux », ont déjà été repérés par l’USSF.

La Russie constitue une véritable menace et ses actions justifient les doutes

Dans un récent communiqué, l’USSF a déclaré qu’avant le test de ce missile anti-satellite, les États-Unis ont déjà suivi minutieusement les différentes manœuvres de COSMOS 2542 et COSMOS 2543. Il a été rapporté que ces derniers ont été repérés en février grâce à un satellite-espion des États-Unis. John « Jay » Raymond les décrivait comme « inhabituels et dérangeants ».

Et il y a maintenant ce fameux test du DA-ASAT, ce qui n’arrange pas les choses. Dans un communiqué, Raymond a déclaré que cela « témoignait davantage des justifications hypocrites de la Russie pour avoir le contrôle de la puissance spatiale ». Toujours selon ce dernier, la Russie veut que les États-Unis soient limités dans ce domaine, sans qu’elle n’en fasse de même.

L’espace est d’une importance capitale, précise John Raymond

Pour information, ce test du missile PL-19 Nudol est le huitième du genre, réalisé depuis 2014, considérant que les trois derniers sont ceux estampillés réussis. Le PL-19 Nudol est en fait un intercepteur de missiles anti-balistiques capable de fonctionner comme une arme anti-satellite en orbite basse. Et ce type de projectile fait partie du système de protection de Moscou contre les attaques de missiles.

Selon les informations provenant du blog des forces nucléaires stratégiques russes, le lancement de ce missile a eu lieu depuis le cosmodrome de Plesetsk en Russie, après quoi il a parcouru environ 3 000 kilomètres avant de s’écraser dans la mer de Laptev.

Face à cette situation, le général de l’USSF ne manque pas de préciser que la Russie constitue une menace sérieuse, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Mais comme ce dernier l’a souligné, les États-Unis sont prêts à riposter en cas d’attaques spatiales.

John « Jay » Raymond a n’a pas manqué de souligner l’importance de l’espace et de sa maîtrise pour tous les pays. Il déclare ainsi que la mise en place de situations sûres, stables ainsi que durables, dans le domaine spatial, se doit d’être un intérêt général et une responsabilité commune pour tous les pays.