Le Titanic n’aurait plus que 20 ans à vivre avant de disparaître définitivement

Le Titanic a sombré au fond de l’océan Atlantique en 1912. L’épave du navire a été découverte par Robert Ballard, océanographe à l’Université du Rhode Island à Narragansett en 1985. Aujourd’hui, plus d’un siècle après la tragédie, le Titanic n’est plus qu’une ruine. Les scientifiques pensent d’ailleurs qu’il disparaîtra dans pas plus de vingt ans. Une nouvelle espèce de bactérie est en train de se charger du recyclage de la ferraille.

En 2010, un groupe de scientifiques, dirigé par Henrietta Mann de l’Université Dalhousie, a étudié un échantillon de bactéries prélevé sur le bateau. L’équipe a alors isolé une nouvelle espèce de bactérie baptisée Halomonas titanicae. Ce microbe, se nourrissant de fer, est capable de résister à la pression osmotique, et de survivre dans des conditions extrêmes.

Photo Historique 1

Le Titanic en 1912. Crédits Photo

Lorsqu’il a été découvert par Robert Ballard, le navire était intact. Le manque de lumière et les pressions intenses qui caractérisent l’environnement où il se situe ne sont pas propices à la vie.

Une bactérie grignoteuse de métaux

Cette bactérie grignoteuse de métaux se retrouve également dans les marais salés. Une équipe internationale de scientifiques a constaté que pour contrer la pression osmotique extrême et variable, elle secrète une molécule appelée ectoine.

Joe Zaccai, de l’Institut Laue-Langevin à Grenoble, a expliqué que « si une cellule doit survivre dans un environnement de sel fluctuant, elle doit avoir un moyen de compenser en ajustant la concentration de sa solution interne. »

« Halomonas produit de l’ectoïne afin de contrebalancer la pression osmotique externe, car la concentration de sels extérieurs fluctue, de même que la réponse de concentration d’ectoïne, » a-t-il précisé.

Recyclé par la nature

En outre, les chercheurs ont observé comment les neutrons étaient dispersés par différents échantillons. Ils ont constaté que l’ectoine agit sur les protéines et les membranes cellulaires. « Plutôt que d’interférer, [l’ectoine] améliore réellement les propriétés dissolvantes de l’eau qui sont essentielles à la biologie », a souligné Zaccai.

Rappelons que différentes espèces de bactéries vivent dans les fonds marins. Généralement, aussitôt qu’un bateau coule, il est presque immédiatement entouré d’organismes vivants. Selon leur nature, ces derniers peuvent se nourrir de bois, d’acier, voire d’hydrocarbure. Dans la plupart des cas, l’épave ne disparait pas, elle devient un véritable récif corallien artificiel.