La France déplace des malades de coronavirus de l’Est à l’Ouest

Avec 25 223 cas confirmés de COVID-19 et 1 331 décès, la France est toujours en confinement. Un train à grande vitesse appartenant à la société ferroviaire publique française SNCF a pourtant effectué un voyage de Strasbourg à Angers dans la matinée du 26 mars 2020, vers 8h30.

À bord du TGV, 20 patients atteints par le coronavirus se préparaient à être évacués dans les hôpitaux de Val de Loire où les capacités médicales ne sont pas encore saturées avec moins de 400 personnes infectées par le virus. Les hôpitaux de la région Grand Est sont débordés avec les 6 000 cas  de COVID-19 confirmés. Il en est de même pour ceux de la région parisienne qui, selon l’agence nationale de la santé, hébergent actuellement environ 7 600 malades.

Des malades du coronavirus sont déplacés en TGV en France. Crédits: Pixabay

La mission a été  dirigée par le docteur Lionel Lamhaut et coordonnée par le chef du SAMU François Braun.

L’organisation du voyage

Naturellement, le TGV était médicalisé. Le service d’aide médicale urgente français (SAMU), en étroite collaboration avec la SNCF, a pris la peine de transformer les wagons en unités de soins intensifs roulantes, dotées de tous les matériels sanitaires indispensables à l’instar de ventilateurs et oxygène.

Tout comme les ambulanciers chargés de transporter les patients des hôpitaux locaux à la gare, le personnel humanitaire qui était du voyage a pris les mesures nécessaires pour se protéger du virus. Ils ont porté des  masques faciaux, des blouses et des lunettes  de protection. L’équipe s’est organisée de sorte à avoir six travailleurs médicaux pour quatre patients dans chaque wagon.

D’autres missions en TGV sont en vues

À son passage sur la chaîne de télévision France 2, Braun a déclaré que le train est le moyen de transport le plus adéquat pour ce genre d’opération de transfert de malade. Comparés aux ambulances et aux hélicoptères, les wagons disposent plus d’espace permettant aux médecins et infirmières à bord de faire leur travail correctement.

D’après Braun, d’autres transferts seront organisés si la première mission d’évacuation des patients des zones les plus touchées vers des zones plus calmes se déroule sans souci majeur. Le but est de libérer les lits des soins intensifs des hôpitaux de la région Grand Est.

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