Le Trillion Planet Survey va scanner le ciel dans l’espoir de trouver des faisceaux lasers extraterrestres

En s’inspirant des recherches antérieures, une équipe formée d’étudiants en astronomie se lance à la recherche d’extraterrestres. Issus de plusieurs universités américaines, ils ont initié un projet baptisé « Trillion Planet Survey » dont l’objectif est de détecter les signes d’une autre vie intelligente. Pour ce faire, ils scrutent la Voie Lactée et la Galaxie d’Andromède.

Actuellement, le Trillion Planet Survey est déjà en train de scanner le ciel, dans l’espoir de trouver des faisceaux laser extraterrestres. Le système a besoin de quelques semaines pour analyser complètement l’image. L’équipe envisage de refaire les observations indéfiniment dans le cas où des signaux leur ont échappé.

Message extraterrestre

Cette étude est inspirée d’une théorie proposée par Philip Lubin, professeur de physique à l’Université de Californie à Santa Barbara, en 2016. Il a avancé que, si une exocivilisation existe, il est fort à parier qu’elle désire aussi découvrir la nôtre.

Les extraterrestres pourraient signaler leur présence via un faisceau optique 

« Avant tout, nous supposons qu’il existe une civilisation de classe similaire ou supérieure à la nôtre qui essaie de diffuser sa présence en utilisant un faisceau optique » relativement similaire à celui « actuellement développé ici sur Terre », a déclaré Andrew Stewart, étudiant à l’Université Emory d’Atlanta, dans un communiqué. « Deuxièmement, nous supposons que la longueur d’onde de transmission de ce faisceau est celle que nous pouvons détecter ».

« Enfin, nous supposons que cette balise est restée allumée suffisamment longtemps pour que nous puissions détecter la lumière », a poursuivi Stewart. « Si ces exigences sont satisfaites et que la puissance et le diamètre du faisceau de l’intelligence extraterrestre correspondent à une classe de civilisation de type Terre, notre système détectera ce signal. »

A la recherche de signaux archéologiques

Les étudiants ont mis en place un pipeline d’analyse d’images. Trillion Planet Survey utilise également le réseau mondial de petits télescopes de 1 mètre de l’observatoire de Las Cumbres.

« L’une des choses que vérifie le logiciel est, par exemple, un satellite qui a traversé notre image », a souligné Kyle Friedman, un ancien de l’école secondaire Granada Hills Charter à Los Angeles. « Ce ne serait pas petit. Ce serait très gros, et si cela se produisait, le logiciel le reconnaîtrait immédiatement et rejetterait cette image avant même de la traiter », a-t-il expliqué.

Force est de reconnaitre que ce projet exige beaucoup de patience et d’optimisme. En effet, même si l’équipe arrive à détecter un rayon lumineux produit par des extraterrestres, il se peut que la civilisation qui en est à l’origine ait déjà été éteinte.

« En fait, nous cherchons donc une sorte de signaux archéologiques, carrément fossiles », a déclaré le scientifique de projet UCSB Djatila van der Veen. « Mais cela ne nous empêche pas de chercher ces signaux. »