Le Zephyr S d’Airbus a passé 26 jours dans le ciel

Un drone solaire a établi un nouveau record en matière de durée de vol selon Le Soir. S’il y a un temps, les appareils volant à l’énergie solaire ont suscité l’engouement de tous avec le Solar Impulse qui a terminé un tour du monde en un peu plus de 48 heures, cet enthousiasme a eu vite fait de redescendre au cours de ces dernières années.

L’avant-dernier exploit en date en matière de drone solaire a été réalisé par un prototype qui avait passé 14 jours dans le ciel sans jamais atterrir. Ce record vient récemment d’être dépassé par le drone solaire d’Airbus qui a poussé les limites de durée de vol de drone en passant un peu moins de 26 jours à voler dans la stratosphère.

Pour Airbus, cet exploit est le commencement d’une longue série d’autres projets à grande échelle. Il faut reconnaître que la société voit les choses en grand avec son drone.

Un drone sans pilote

Jusqu’à présent, personne n’avait pensé qu’un drone solaire pouvait voler aussi longtemps sans aucun pilote à son bord. C’était avant qu’Airbus ne construise le Zephyr S. Le drone a pris son envol le 11 juillet 2018, en Arizona, pour un voyage de 25 jours, 23 heures et 57 minutes.

L’appareil, d’une envergure de 25 mètres et d’un poids de 75 kilos, a carburé à l’énergie solaire et a il devrait planer dans la stratosphère, là où aucune intempérie et aucun avion ne pouvait perturber son vol, à une altitude de 21 kilomètres.

Airbus voit grand pour son Zephyr S

Airbus imagine déjà de nombreux projets qui pourront être menés à bien par son Zephyr S. Le constructeur compte se servir du drone solaire pour offrir divers services tant bien dans le domaine commercial que dans le domaine militaire. Ces services comprendront des offres de détection, d’identification et de connexion.

De plus, Airbus déclare que Zephyr S aidera à la gestion des catastrophes, préviendra les propagations des feux de brousse ou les déversements d’hydrocarbures. Pour l’entreprise, le drone solaire est parfaitement taillé pour les missions de surveillance. Par ailleurs, le Zephyr S pourra être utilisé pour suivre l’évolution environnementale et il pourra même permettre aux régions les plus isolées de communiquer avec le reste du monde.