LeEco a du renoncer au rachat de Vizio

Le développement se la société technologique chinoise LeEco a été spectaculaire. À l’origine spécialisée dans le service de télévision en ligne, la start-up a largement diversifié ses domaines d’activités. Récemment, après de multiples acquisitions, elle a décidé de racheter Vizio, le géant américain de téléviseurs. Cependant, les négociations allaient être finalisées lorsque le géant chinois a été contraint de renoncer à l’acquisition.

Seulement, la Chine vient d’adopter une nouvelle politique cherchant à promouvoir l’entrée de valeur ajoutée à son économie. Elle a donc décidé d’interdire les rachats d’entreprises à l’étranger par les entreprises chinoises. Il s’agirait d’une « chasse aux opérations irrationnelles. »

LeEco Vizio

LeEco est ainsi obligée de renoncer à son rêve de conquérir le marché américain. Les deux entreprises sont tout de même parvenues à un accord de partenariat.

Une collaboration entre les deux start-ups

LeEco était prêt à débourser deux-milliards de dollars pour l’acquisition de Vizio. L’annonce du rachat a été faite en 2016. Lundi dernier, les deux start-ups ont déclaré que l’opération « ne va pas avoir lieu en raison de difficultés réglementaires. » Ainsi, le projet n’a pas reçu l’aval de l’autorité chinoise de régulation.

« Nous continuons de croire qu’il existe de grandes synergies entre nos deux entreprises, et sommes ravis d’annoncer que Vizio et LeEco sont parvenus à un accord de coopération qui leur profitera à tous deux, » ont écrit les deux sociétés dans un communiqué. Ils entendent par là contourner le « blocage réglementaire ».

Le Chinois LeEco et l’américain Vizio envisagent néanmoins de travailler ensemble. Ils comptent développer l’offre de Vizio en y intégrant une application et des contenus de LeEco. En contrepartie, des produits du fabricant américain seront introduits en Chine.

LeEco convoite le marché américain

LeEco avait affiché sa volonté de conquérir le marché américain notamment l’année dernière. En octobre 2016, la start-up s’en est prise aux marchés des géants américains comme Netflix, Apple, Amazon et Tesla.

La firme a ainsi proposé une variété d’offres comme des voitures autonomes, des smartphones, des droits de diffusion sportifs… À San Francisco, la société a exposé des télévisions, des casques de réalité virtuelle, etc.

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