L’effondrement de l’observatoire d’Arecibo causé par un problème de fabrication ?

C’est la nouvelle qui a secoué la communauté scientifique en décembre 2020. Le mois dernier, l’observatoire d’Arecibo qui se tenait à Porto Rico (Etats-Unis) depuis 1963 s’est effondré. Avant que ce malheureux événement ne se produise, on a d’abord assisté à la rupture d’un des câbles en acier de l’observatoire en août 2020. Ensuite, en novembre 2020, un deuxième câble a lâché.

Suite à cela, la Fondation Nationale pour la science (NSF) des Etats-Unis a annoncé que la plateforme était trop instable pour subir des réparations. Elle a alors décidé de désinstaller l’infrastructure. Pourtant, avant que cela puisse se faire l’observatoire s’est effondré.

Le radiotélescope d'Arecibo - crédits Google Maps
Le radiotélescope d’Arecibo – crédits Google Maps

Par la suite, des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de cet effondrement. Elles sont encore en cours, mais des indices commencent déjà à émerger.

Un problème de fabrication au niveau des câbles ?

Les premiers éléments qui ressortent de ces enquêtes laissent penser que l’effondrement de l’observatoire a été causé par un problème de fabrication. La première investigation s’est concentrée sur les câbles auxiliaires qui équipaient la structure. Ils sont au nombre de 12 et ont été installés dans les années 1990.

Le câble qui s’est rompu en août 2020 faisait partie de cet ensemble.

« Les enquêtes préliminaires ont révélé qu’il y avait un défaut de fabrication dans ces câbles – la procédure de mise en place n’a pas été effectuée correctement et cela a conduit à une dégradation avancée de cet élément structurel. Mais l’enquête judiciaire finale est toujours à compléter », a expliqué Francisco Cordova, le directeur de l’observatoire.

Quid des résultats de la deuxième enquête ?

La deuxième enquête se concentre, quant à elle, sur les câbles principaux. Leur installation remonte à la construction de l’observatoire, dans les années 1960. C’est l’un de ces câbles qui a lâché en novembre 2020. D’après les ingénieurs, cela n’aurait pas dû se produire.

En effet, le câble en question ne portait que 60% de la charge qu’il aurait été capable de supporter. Pour le moment, les ingénieurs attendent les résultats définitifs de cette enquête. Ils s’affairent actuellement sur le site de l’effondrement pour collecter des débris qui pourraient les aider à boucler les enquêtes en cours.

D’après Francisco Cordova, le personnel qui travaille sur place essaye également de collecter les débris qui auraient une importance historique.