Législative 2017 : les votes électroniques suspendus pour les Français de l’étranger

Une énorme déception pour les Français qui vivent à l’étranger ! Matthias Fekl, secrétaire d’État aux Français de l’étranger, a annoncé officiellement que le vote électronique pour les législatives à l’étranger sera suspendu. La cause de cette annulation n’est autre que la crainte des cyberattaques.

Le gouvernement a décidé de prendre les mesures nécessaires sur les recommandations de l’ANSSI. D’après l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques, la probabilité pour que les hackers interviennent afin de perturber le déroulement du vote électronique est très élevée.

Vote électronique

Il n’y aura pas de votes électroniques pour les Français de l’étranger durant les prochaines législatives.

Cependant, des mesures ont été prises pour que les ressortissants français à l’étranger puissent quand même participer à l’élection, mais visiblement, tout le monde n’est pas d’accord.

Pas de vote électronique pour les Français de l’étranger

Le vote par internet était une solution adoptée pour la première fois pendant les législatives en 2012 afin de faciliter la tâche aux Français vivant à l’étranger. À l’époque, aucun incident n’avait été enregistré.

Cependant, les choses ont beaucoup évolué depuis. Les menaces de cyberattaques se font en effet de plus en plus présentes.

Les menaces sont même « anormalement élevées ». C’est en tout cas ce qu’a déclaré Roman Nadal, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lorsqu’il a été interrogé par BFMTV un peu plus tôt dans la semaine. Les hackers sont en effet de plus en plus actifs et ils ont en outre pris l’habitude de s’attaquer aux institutions.

De ce fait, le gouvernement ne veut courir aucun risque et il craint qu’une attaque puisse rendre l’élection vulnérable.

Un problème de sécurité

Les Français de l’étranger devront donc se contenter de voter dans des bureaux de vote ou passer par un vote par procuration pour faire entendre leur voix. Certaines personnes sont choquées par cette décision.

Il y en a ceux qui se sont adressés au président, lui demandant de revoir cette décision. Frédéric Lefebvre quant à lui a fini par exprimer son mécontentement et a décidé de lancer une pétition.

Il n’y a pas que lui, d’ailleurs. L’ancienne ministre du Numérique, Axelle Lemaire, a qualifié cette décision de « fiasco » et de « déni démocratique ». L’ANSSI avait d’ailleurs anticipé ces réactions. Elle a en effet récemment prévenu que l’annonce sur l’annulation de l’usage de machines électroniques de votes ne sera pas sans conséquence.

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