L’EmDrive fonctionnerait, selon la NASA

L’EmDrive déchaîne les passions depuis plusieurs années maintenant et cela n’a rien de surprenant, car cette invention serait capable de créer une poussée dans l’espace sans utiliser de carburant. Du moins selon son créateur, car personne n’a encore été en mesure de prouver sa viabilité. Enfin pas avant aujourd’hui. Si l’on en croit ce document, la NASA serait en effet parvenue à faire fonctionner cette technologie.

L’EmDrive a été présenté pour la toute première fois en 2001 par un ingénieur britannique mordu d’aéronautique, le fameux (et très controversé) Roger Shawyer.

EmDrive

L’EmDrive fonctionnerait bel et bien. Il serait même capable de générer une poussée plus importante que prévu.

Derrière ce nom à coucher dehors se cache en réalité une technologie qui pourrait tout changer. D’après son inventeur, elle serait en effet capable de produire une poussée sans consommer de carburant.

L’EmDrive a été présenté pour la première fois en 2001

La présentation de ce concept a laissé la communauté scientifique très dubitative, et ce pour une raison assez évidente : une telle technologie violerait la loi de la conservation de la quantité de mouvement et notamment la troisième loi de Newton, selon laquelle “l’action est toujours égale à la réaction ; c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraire”.

Selon cette loi, pour qu’une fusée se déplace dans l’espace, une poussée contraire est forcément nécessaire. Une poussée générée par des propulseurs, en l’occurrence.

Mais Shawyer ne s’était pas contenté d’évoquer sa technologie, il avait aussi expliqué à l’époque comment elle était censée fonctionner en théorie. Pour rendre ce système de propulsion viable, il pensait ainsi s’appuyer sur une cavité en forme de cône recouverte de deux surfaces réfléchissantes de taille différente, et faire rebondir des micro-ondes de l’une à l’autre afin de créer un mouvement.

Il avait essuyé de nombreuses critiques à l’époque, notamment chez certains de ses confrères. Plusieurs d’entre eux avaient tout de même validé une partie du concept évoqué, sans pour autant se prononcer sur la viabilité réelle de la technologie. La NASA, elle, avait préféré mener des tests approfondis en 2013 et elle avait fini par conclure que l’EmDrive était théoriquement capable de fonctionner.

Cette question avait d’ailleurs été abordée en long, en large et en travers sur les forums du NSF, à cette adresse.

Une poussée plus importante que prévu

L’agence spatiale américaine n’en est visiblement pas restée là et elle a ainsi demandé à l’Eagleworks Laboratory de mener des essais complémentaires. Les résultats auraient fuité un peu plus tôt dans la semaine, sous la forme d’un document publié sur Google Drive.

D’après ce fichier, le système de propulsion de Roger Shawyer ne serait pas une utopie, loin de là. Les experts mandatés par la NASA seraient en effet parvenus à générer une poussée à l’aide d’un prototype d’EmDrive alimenté par un système électrique simple.

Mais ce n’est pas le plus intéressant. Non, car ce moteur serait aussi capable de générer une force de 1,2 millinewton par kilowatt dans le vide de l’espace, une force bien plus importante que prévu.

D’après les estimations faites par plusieurs experts, un tel moteur (et une telle poussée) nous permettrait d’atteindre la Lune en quatre heures et Mars en soixante-dix jours.

La NASA n’a cependant pas encore commenté ces informations, et elles sont donc à prendre avec un certain détachement.

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