Les 10 avantages que les blogueurs ont et que les journalistes n’auront jamais…

Tiens, finalement, je les aime bien longs, mes titres. Du genre qui vous fait mal aux yeux, qu’on a du mal à lire tellement c’est gros. Quelque part, ils me font penser à des alexandrins, mais en beaucoup moins pompeux. Bref, ce n’est pas le sujet de ce billet. Non, cette fois, j’ai décidé de me pencher sur les dix avantages que les blogueurs ont et que les journalistes, manque de chance pour eux, n’auront jamais.

  1. Le blogueur n’a pas de patron, personne ne lui dit ce qu’il doit écrire ni même quand il doit le faire. Il est comme un électron libre anarchiste : ni dieu, ni maitre.
  2. Le blogueur n’a pas à tenir compte de l’opinion de ses annonceurs s’il passe par la régie Google adSense. Et il peut donc parfaitement cracher dans la soupe et se montrer odieux avec des entreprises qui lui permettent quand même de gagner un peu de sous.
  3. Le blogueur n’est pas en concurrence avec les autres blogueurs. De toute façon, il ne peut pas gagner le Pulitzer et, même s’il le pouvait, je pense qu’il s’en foutrait.
  4. Le blogueur n’a pas besoin de bien écrire, d’être poli ni même objectif. Le blogueur peut ainsi dire “merde” quand il en a envie et même aller beaucoup plus loin.
  5. Le blogueur n’a pas besoin d’appartenir à l’UMP pour vendre ses piges. Tout simplement parce qu’il ne vend pas ses articles. Au pire, on lui en commande un ou deux mais il fait ce qu’il veut.
  6. Le blogueur n’est pas obligé de lire ce que fait la concurrence pour trouver l’inspiration. Lorsque le blogueur n’a rien à écrire, il n’écrit rien.
  7. Le blogueur est toujours en avance sur le reste du monde. D’ailleurs, ce sont même les journalistes qui viennent pomper son travail, tout en le méprisant au passage de n’être qu’un pauvre blogueur.
  8. Le blogueur peut écrire de la merde s’il le désire. De toute façon, comme il est le seul à pouvoir se connecter sur son blog, personne d’autre que lui-même ne peut le virer.
  9. Le blogueur n’a pas besoin de respecter la déontologie. De toute façon, il ne sait même pas l’épeler.
  10. Le blogueur est souvent beaucoup plus lu que la plupart des magazines papier, alors même que ces derniers fonctionnent avec toute une équipe derrière.

Voilà, alors évidemment, certains de ces avantages sont à prendre au second degré, mais pas tous. Et pour ceux qui se demandent si les blogueurs parviendront un jour à avoir un statut identique à celui des journalistes, et bien je pense qu’ils feraient mieux d’y réfléchir à deux fois, Oui, parce qu’il faut toujours se méfier de ce que l’on veut.

Devenir journaliste, non vraiment, mais quel intérêt ?