Les abeilles aussi savent résoudre des problèmes de math

Les abeilles ont la réputation d’être des très intelligentes. Elles ont beau avoir un petit cerveau d’un millimètre cube, avec tout juste 960 000 neurones, ces insectes savent compter jusqu’à 5 tout comme manipuler le concept du zéro. Ce n’est pas tout, saviez-vous que les abeilles sont également capables d’effectuer des calculs mathématiques de base ?

Des scientifiques français et australiens ont découvert que ces fascinantes petites créatures savent aussi résoudre des problèmes simples d’addition et de soustraction. Soumis à des tests, les abeilles ont démontré d’étonnantes capacités cognitives en math.

L’étude a été menée par l’Institut royal de technologie de Melbourne en collaboration avec le Centre de recherches sur la cognition animale de Toulouse. Elle a été publiée en détail le 6 février 2019 dans la revue « Science Advances. »

Le test du labyrinthe

Les recherches ont été menées sur 14 abeilles « Apis mellifera ». Le test consiste à les lâcher chacune leur tour dans la branche inférieure d’un labyrinthe à trois chambres, en forme de Y. Chaque abeille doit ensuite choisir son chemin – branche droite ou branche gauche, suivant des stimuli visuels qui lui sont présentés par les chercheurs.

Les stimuli en question se déclinent entre 1 à 5 formes, de couleur jaune ou bleu. Lorsque les formes sont jaunes, l’abeille doit « soustraire » et lorsqu’elles sont bleues, c’est qu’il faut « ajouter. » Chaque croisement du labyrinthe est précédé d’un stimulus visuel qui représente la mauvaise ou la bonne réponse.

Lorsque l’abeille choisit le bon chemin, elle est récompensée par une goutte de solution sucrée. Pour celle qui choisit la mauvaise réponse, c’est une goutte de quinine qui l’attend.

Un apprentissage rapide

Au début des tests, les chercheurs ont constaté que les abeilles faisaient des choix de manière aléatoire avec un taux de réussite de 50 %. Au fil des expériences, les petites créatures ont fini par assimiler le principe.

L’apprentissage des petites bêtes a d’ailleurs été rapide. Elles ont réussi à comprendre que « bleu signifiait +1 tandis que jaune signifiait -1 » après seulement 100 essais qui ont duré entre 4 à 7 heures.

Il s’agit d’un résultat vraiment remarquable. Comme l’explique Adrian Dyer, co-auteur de l’étude, l’addition et la soustraction sollicite l’utilisation de la mémoire à court et à long terme, impliquant ainsi des « processus cognitifs complexes. »

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