Les acariens fusionnent lentement avec la peau du visage

Les acariens sont des êtres vivants microscopiques qui contribuent activement à la dégradation des matières organiques. Détectables partout à l’intérieur des maisons, ces animaux n’ont que 0,5 mm de diamètre et ne sont visibles qu’au microscope. Ils affectionnent particulièrement les couettes, les oreillers ou les matelas où ils se nourrissent de squames humaines. Ils prolifèrent dans les milieux chauds et humides, mais meurent rapidement sur les surfaces sèches. En outre, les acariens aiment vivre à l’intérieur des follicules pileux ou dans les glandes sébacées.

Un acarien sur une peau humaine.

C’est le cas notamment du Demodex folliculorum qui affectionne particulièrement la peau du visage. Cette espèce vit exclusivement chez les humains. Ces acariens naissent sur nous, se nourrissent sur nous, s’accouplent sur nous et meurent sur nous. Leur brève existence consiste à grignoter des cellules mortes de la peau, puis à être rejeté avec le sébum ou lors de la chute d’un poil.

Une récente étude britannique vient de démontrer que les D.folliculorum dépendent tellement de l’Homme qu’ils sont en train de passer du statut d’ectoparasite à celui de symbiote interne.

Demodex folliculorum vit uniquement chez les humains

D.folliculorum est en fait une petite créature vraiment fascinante. Les déchets de la peau humaine constituent sa seule source de nourriture, et il passe la majeure partie de sa vie de deux semaines à les rechercher. Ses pattes sont animées par trois muscles unicellulaires et son corps contient le minimum absolu de protéines nécessaire à sa survie.

Alejandra Perotti, biologiste spécialiste des invertébrés à l’université de Reading, au Royaume-Uni, a affirmé que l’un des génomes du D.folliculorum lui permet de s’adapter à une vie à l’intérieur de nos pores. Il ne sort alors que la nuit pour ramper lentement sur la peau à la recherche d’un partenaire avec lequel copuler.

Les acariens fusionnent progressivement avec notre peau

Cette étude basée sur le séquençage génétique du D. folliculorum a suggéré que leur existence centrée sur l’Homme a provoqué des modifications dans ses rapports avec nous. Ce sont des mutations génétiques qui leur ont donné des caractéristiques corporelles et comportementales qui ne se trouvent pas chez les autres espèces d’acariens.

Selon les chercheurs britanniques qui ont mené cette étude, la survie de D. folliculorum dépend uniquement de l’Homme. Cette dépendance est si forte que cet acarien microscopique partage désormais une relation mutuellement bénéfique avec son hôte humain. En effet, il fusionne progressivement avec la peau et vit désormais en permanence en notre sein.

SOURCE : SCIENCEALERT

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