Les Américains demandent aux Russes de mettre un terme à leur “Tchernobyl volant”

Le 1er mars 2018, le président russe Vladimir Poutine a dévoilé six armes stratégiques russes, au nombre desquelles figure le Burevestnik 9M730.

Un missile de croisière expérimental à propulsion nucléaire et à armement nucléaire que les Américains n’apprécient pas particulièrement. En effet, pour Marshall Billingslea, le candidat de Donald Trump au poste de contrôle des armements au département d’État, le Burevestnik “n’est rien de plus qu’un Tchernobyl volant”.

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Le “Tchernobyl volant” qui suscite des inquiétudes

Selon le Moscow Times, Billingslea qui s’exprimait alors devant une commission des relations extérieures du Sénat à Washington, D.C., a déclaré que la Russie devrait cesser de développer son missile de croisière à propulsion nucléaire considéré comme “imprudent” par les responsables américains.

Le Burevestnik, désigné sous le nom de SSC-X-9 Skyfall par l’OTAN, aurait explosé dernièrement au cours de manœuvres militaires russes. En août dernier, des essais secrets en mer, dans le nord de la Russie, se seraient en effet mal passés, tuant instantanément cinq scientifiques et exposant de nombreux Russes à des risques de radiation.

Selon le National Interest, l’explosion aurait impliqué un petit réacteur nucléaire qui alimente le missile de croisière à longue portée.

D’après le National Interest, l’armée américaine a également travaillé sur un missile de croisière propulsé par un réacteur atomique minuscule et dangereux dans les années 1960. Mais le Pentagone a annulé le projet en 1964 à cause des nombreux risques incontrôlés que cela représentait.

Les USA demandent aux Russes d’abandonner le projet Burevestnik

Lors des audiences de nomination devant les sénateurs américains, Marshall Billingslea a déclaré qu’il avait été très clair avec son homologue russe sur le fait que le Burevestnik était un énorme gaspillage de fonds et que Moscou devrait “cesser, renoncer et abandonner ce genre d’idées déstabilisantes”.

“Franchement, nous ne pensons pas que ces armes devraient exister du tout”, a-t-il déclaré. Billingslea a souligné que les négociations russo-américaines sur le contrôle des armements couvriraient certaines des armes nucléaires et hypersoniques dévoilées par Poutine avant sa réélection en 2018.

Mais pour Billingslea, les négociations devraient également inclure le Burevestnik qu’il considère comme un étrange retour à l’ère de la guerre froide.