Les anciens Vikings étaient aussi des champions de la déforestation… mais les islandais veulent y remédier

Les Vikings étaient plus connus pour leurs faits de combats que pour leurs impacts sur l’environnement en Islande. Durant le moyen-âge, en effet, cette ancienne peuplade originaire du nord de l’Europe venait déferler sur le continent (et également ailleurs) pour mettre à sac et piller tout ce qui se trouvait sur leur chemin.

Mais il semble bien qu’en établissant leurs bases en Islande, ils faisaient également main basse sur les ressources forestières, laissant le pays dénudé. En effet, de nos jours, l’Islande fait partie des pays qui ont la plus faible couverture forestière, estimée à 0,5% du territoire selon la FAO en 2015.

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Toutefois, avant la colonisation par les Vikings, plus du quart de l’Islande était recouverte par des forêts, malgré les conditions climatiques assez éprouvantes pour la flore qui y règnent. Une situation que les Islandais veulent retrouver à travers d’importantes campagnes de reforestation.

Les Vikings responsables de la déforestation de l’Islande

Pour comprendre le faible taux de couverture forestière en Islande, il faut savoir que les ressources ligneuses ont été mises à profit par les vikings pour construire leurs habitations, implanter des zones de pâturages pour leurs bêtes, et pourquoi pas, exploiter le bois pour la construction de leurs fameuses embarcations, les drakkars.

Toutefois, la rigueur du climat islandais, combinée aux dépôts de lave des nombreux volcans qui y sont actifs joue en défaveur d’une reprise naturelle de la végétation. Pire, les rares arbres qui se développent mettent très longtemps à grandir. Ce qui au final s’est traduit par des paysages désolés où les arbres sont rares.

Un projet de reforestation en cours

Avec le froid qui règne en Islande durant une bonne partie de l’année (pour ne pas dire tout le temps), la croissance des arbres est ainsi fortement limitée. D’ailleurs, on peut y trouver des plantations d’arbres datant d’une cinquantaine d’années, culminant à seulement 3-4 mètres, avec des diamètres pas très convaincants.

En comparaison, le taux de croissance des arbres en Islande est de seulement le dixième de ce qu’on peut observer dans la forêt amazonienne.

Néanmoins, le réchauffement climatique, malgré tous les défauts qu’on pourrait lui trouver devrait aider à améliorer la situation, concède un responsable islandais pour les opérations de reforestations. Les conifères et autres essences qui occupent l’équivalent de 1.000 hectares, plantés depuis 2015, pourraient justement y trouver leur compte.

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