Les baleines aussi ont des doigts

Nous avons tous déjà vu une baleine soit en vrai, soit à la télévision ou autres. D’une manière générale, nous considérons ces animaux comme étant des bêtes grandioses, fascinantes et intrigantes nageant dans l’océan. Mais saviez-vous que ces créatures marchaient autrefois sur terre ?

En effet, les baleines que nous voyions aujourd’hui sont différentes de leurs ancêtres, comme nous l’a récemment révélé un chercheur. D’ailleurs, elles conservent quelques-uns de leurs traits terrestres dont un appendice en forme de main qui se trouve sous leur nageoire et que les chercheurs surnomment « ghost hand ».

Le dessin d'une baleine
Image par Pete Linforth de Pixabay

D’après les chercheurs, il s’agit d’un membre pentadactyle composé de cinq protubérances osseuses en forme de doigt. Oui, vous avez bien lu. De doigt.

Une caprice de l’évolution ?

C’est le Dr Mark D Scherz, conservateur d’herpétologue et professeur adjoint de zoologie des vertébrés au Musée d’histoire naturelle du Danemark, qui a publié la photo sur Twitter. Comme le rapporte IFLScience, le membre pentadactyle est présent chez une variété d’animaux. Ce qui démontre qu’ils avaient un ancêtre en commun qui a par la suite évolué et ces étranges doigts seraient ainsi une démonstration de certaines personnalisations et caprices de l’évolution.

Comme l’explique le Dr Scherz, « les palmes ont évolué à plusieurs reprises dans diverses lignées de mammifères et de reptiles. A chaque fois d’une manière différente. La structure fondamentale est le membre pentadactyle mais la structure spécifique des membres diffère très fortement ».

Les baleines grandes et rares intéressent fortement les chercheurs

Apparemment, la dissection d’une baleine échouée fait partie des rares événements qui déclenchent une frénésie d’activité au sein des chercheurs et des assistants. Ces derniers travaillent alors ensemble pour préparer et collecter des données sur l’animal. D’après les chercheurs, cette baleine disséquée est une baleine à bec de Sowerby appelé « Mesoplodon bidens ». Il s’agirait d’une espèce connue mais rare dans la région.

Cette espèce serait difficile à distinguer de la baleine à bec de Gervais appelé « Mesoplodon europaeus » qui est plus rare et n’a jamais été enregistrée dans les eaux danoises. Les chercheurs déclarent alors que lorsqu’un cétacé appartenant à la fois à une espèce grande et rare s’échoue, de nombreux instituts au Danemark se précipitent pour y effectuer plusieurs types de recherche. Certains vont s’intéresser aux intestins tandis que d’autres vont examiner les muscles nageurs ou le cœur, par exemple. Les recherches sur cette baleine sont justement en cours.