Les blogueurs australiens arrêtés en Iran ont finalement été libérés

Jolie King et Mark Firkin ont finalement retrouvé leur liberté après avoir été emprisonnés à Téhéran, en Iran. Accusé d’espionnage pour avoir fait voler un drone près d’une zone militaire, le couple de blogueurs australiens a dû passer plusieurs mois dans la prison d’Evin.

Jolie King et Mark Firkin regrettent certainement d’avoir inclus l’Iran dans leur trajet pour leur périple en 4×4 entre Perth et Londres. Tout a commencé deux ans plutôt quand le couple de blogueurs australiens a eu l’idée de documenter son voyage sur internet.

Prison Selfie

Crédits Pixabay

Alors qu’ils commençaient à se faire des fans grâce aux vidéos et photos qu’ils avaient publiées sur les réseaux sociaux, ils ont soudainement disparu de la Toile sans laisser la moindre trace.

Un échange de prisonniers

Ce n’est que dix semaines plus tard que nous avons su qu’ils étaient en détention en Iran. Accusés d’avoir piloté un drone près de Téhéran, les deux touristes ont été incarcérés par les autorités iraniennes dans la prison d’Evin. Ils risquaient jusqu’à 10 ans de prison.

Face à cela, le gouvernement australien a tout fait pour qu’ils soient relâchés. Après des semaines de négociation, les deux blogueurs ont enfin retrouvé leur liberté, affirme The Guardian.

D’après le média, Jolie King et Mark Firkin ont été relâchés à la suite d’un accord d’échange de prisonniers entre l’Iran et l’Australie. La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a même qualifié la négociation pour la libération des deux jeunes blogueurs de « très délicate ».

Ce qui importe cependant selon elle, c’est le fait que ces derniers ont pu rejoindre leurs proches en bonne santé. « Le calvaire qu’ils ont traversé est maintenant terminé, ils sont réunis avec leurs proches », s’est-elle réjouie.

Reza Dehbashi Kivi relâché par l’Australie

En contrepartie de cette libération de King et Firkin, les autorités australiennes ont dû empêcher Reza Dehbashi Kivi de faire l’objet d’une extradition vers les États-Unis.

Condamné à 20 ans de prison pour avoir « aidé et encouragé à exporter des articles de défense des États-Unis vers l’Iran », cet étudiant au doctorat en recherche à l’Université du Queensland était en détention dans une prison de Brisbane et devait être livré aux autorités américaines.

Finalement, il a donc pu rejoindre l’Iran.