Les camgirls très sollicitées pendant le confinement

La France et une bonne partie du monde ont été placés en confinement suite à la propagation du Covid-19. Un choix logique compte tenu du taux d’infectiosité du virus. En dépit des mesures prises, plus de 2,2 milliards de cas ont été confirmés dans le monde depuis le mois de décembre, avec près de cent soixante mille décès.

Le confinement a donc été mis en place dans de nombreux pays, ce qui a bien entendu eu des répercussions directes sur les habitudes de consommation des personnes concernées.

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Netflix a ainsi vu son trafic exploser, de même pour de nombreuses plateformes de divertissement en ligne. Même chose pour la visioconférence… mais aussi pour le porno.

Les camgirls ont le vent en poupe

Et sans grande surprise, Pornhub, YouPorn, Dorcel ou même Jacquie et Michel ne sont pas les seuls à profiter de ce regain d’intérêt de la population pour les contenus pour adultes. En réalité, le confinement a aussi un impact direct sur la vie et le quotidien des camgirls comme l’explique Vice.

Nos confrères ont en effet eu l’occasion de s’entretenir avec quatre camgirls professionnelles, soit Ava Moore, Kat Aluna, Chloé Sanchez et Charlie Tantra. Dans les quatre cas, les hôtesses ont constaté une augmentation significative du trafic de leurs vidéos. Kat Aluna, par exemple, a enregistré jusqu’à trois cents participations sur une de ses émissions en direct. Même constat pour Ava Moore qui a constaté une augmentation de son chiffre d’affaires de l’ordre de 30 % depuis la mise en place du confinement.

Chloé Sanchez, de son côté, a même été obligée d’augmenter la cadence pour répondre à la demande. Entre les émissions et l’animation de ses profils sociaux, ses journées de travail atteignent en moyenne les 17 heures. Un effort qui semble payer puisque le nombre de téléspectateurs a triplé sur ses émissions depuis le 15 mars.

D’autres travailleurs du sexe en danger

Mais le confinement n’a pas que de bons côtés. Comme évoqué le mois dernier dans ces lignes, il a également fragilisé de nombreuses travailleuses du sexe. Du fait de leur profession, peu d’entre elles bénéficient d’un véritable statut. Encore moins en France, où les prostituées n’ont pas d’existence légale.

Face à la situation, de nombreux professionnels du sexe se retrouvent sans activité et sans rémunération. Plusieurs associations de défense sont d’ailleurs montées au créneau. La Fédération Parapluie Rouge en fait partie et elle a ainsi adressé la semaine dernière une lettre au chef de l’état afin de lui demander la création d’un fonds d’urgence. Fonds qui permettrait d’offrir un revenu de remplacement aux personnes affectées par le confinement.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter au site de l’association, à cette adresse.

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