Les chasseurs de fantômes victimes d’illusions optiques ?

Le débat sur l’existence ou l’inexistence des fantômes est sans doute l’un des plus anciens. Par contre, la différence est que les chercheurs disposent actuellement de moyens technologiques ainsi que de connaissances bien plus avancées qu’auparavant. L’on assiste ainsi à des émissions télé spécialement destinées à tout ce qui relève du paranormal, rencontrant un réel succès auprès du public.

L'image d'un spectre fantomatique montant l'escalier

Kenny Biddle fait partie de ces chercheurs qui enquêtent sur le surnaturel. Il met sa passion pour les sciences au profit du magazine Skeptical Inquirer. Cet homme a passé une grande partie de sa vie à analyser des vidéos et des photos, ainsi qu’en interrogeant des personnes croyant être hantées par des créatures. L’investigateur a confié avoir fait de son mieux pour résoudre le mystère.

Son objectif était de rassembler suffisamment d’informations qui lui mèneront à une conclusion solide et honnête pouvant élucider l’énigme. « Je voulais être un vrai gang Scooby-doo. »

D’adepte du paranormal en fervent sceptique…

Autrefois adepte du paranormal, Biddle est finalement devenu sceptique. Il a néanmoins souligné que ses opinions n’entravent en rien ses enquêtes. Il a raconté qu’autrefois, il croyait aux fantômes, aux démons, aux extraterrestres et au Bigfoot errant en Amérique. Élevé dans la religion catholique, il croyait intuitivement à la vie après la mort.

Les traqueurs de fantômes utilisent généralement de puissantes caméras, comme le capteur Kinet Xbox. Notons que cette technologie arrive à détecter 48 points différents du spectre d’un joueur, et ce trente fois à la seconde. Des chercheurs de fantômes ayant eu recours à ce dispositif ont publié des images étranges prises à l’hôtel Stanley à Estes Park Colorado.

Dès 1997, Biddle a commencé à fréquenter des lieux prétendus hantés. À l’époque, il se considérait plus comme un chasseur de fantômes à la recherche d’anomalies que comme un chercheur à la recherche de vérité. Se basant alors sur ses expériences, il a conclu qu’il n’y a aucune preuve de l’existence des fantômes, du moins selon la science.

Et si l’explication se trouvait dans la science de la photographie ?

Le hic est que, selon une enquête menée par Biddle, ce capteur ne repère pas de fantômes comme certaines personnes pourraient le croire. Au lieu de cela, ils rassemblent des données aléatoires qui, parfois, peuvent être associées à des formes mystiques.

L’enquête personnelle menée par Biddle lui a mené vers une déduction : les chasseurs de fantômes qui prétendent détenir des preuves sont victimes d’un phénomène optique rare. D’après lui, ces images considérées comme celles d’une entité surnaturelle sont en réalité les produits de certaines erreurs opérationnelles résultant en illusions optiques. Pour le chercheur, cela relève d’une profonde incompréhension de la science de la photographie.

Biddle a également insisté sur le fait qu’il est facile d’influencer les croyances à travers la façon dont on communique l’information.