Les chauve-souris seraient capables de prédire la trajectoire de leurs proies

Les chauves-souris seraient en mesure de prédire la trajectoire de leurs proies. C’est du moins ce que suggère une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université américaine Johns Hopkins.

Et si les chauves-souris étaient réellement capables de prédire l’avenir ? Cette hypothèse a été évoquée pour la première dans les années 80. Elle est néanmoins toujours d’actualité en raison d’une absence de preuves tangibles. Cependant, grâce à des scientifiques de l’université Johns Hopkins, la donne semble enfin avoir changé. Certains d’entre vous savent certainement déjà que pour attraper leurs proies, les chauves-souris utilisent la technique de l’écholocation. Pour faire court, il s’agit d’une technique qui permet à l’animal de localiser sa cible en émettant des ultrasons dont il recueille l’écho. Cette astuce s’avère toutefois insuffisante pour suivre une proie en mouvement.

Les chauves-souris seraient en mesure de prédire la trajectoire de leurs proies – Crédits Pixabay

C’est pourquoi l’équipe de l’université américaine a décidé de se pencher à nouveau sur le sujet.

Une expérience menée sur des chauves-souris brunes

Les chauves-souris sont réputées pour leur excellente capacité de chasse. Convaincus que la technique de l’écholocation n’est pas la seule astuce qui fait de ces mammifères de bons chasseurs, des scientifiques ont décidé de réaliser des tests en laboratoire dans un environnement qui reproduit l’habitat naturel de l’animal.

Pour ce faire, des chauves-souris brunes (Myotis lucifugus) ont été posées sur des perchoirs et des proies, notamment des insectes, ont ensuite été relâchées.

Dans leur bureau, les chercheurs ont observé le mouvement des mammifères tout en enregistrant les appels d’écholocation. Pour une meilleure fiabilité des résultats, des obstacles ont d’ailleurs été placés dans la zone de déroulement du test.

Les chauves-souris sont bel et bien capables de prédire la trajectoire de leurs proies

L’équipe a ensuite construit des modèles mathématiques pour évaluer les informations recueillies. Cette démarche a permis de confirmer l’hypothèse selon laquelle la capacité de chasse de la chauve-souris dépend en grande partie de sa faculté de prédiction. L’étude a également aidé à prouver qu’il n’y a aucun lien entre cet exploit impressionnant dont l’animal a toujours fait preuve et le fait qu’il penche la tête pour mieux recueillir les échos.

« Les chauves-souris accumulent des informations sur le mouvement de la cible à partir d’une séquence d’échos et construisent ensuite des modèles internes de prédiction des trajectoires des insectes », concluent les chercheurs dans leur rapport.