Les chercheurs ont mis la main sur une bactérie capable de survivre dans l’espace

Tetyana Milojevic, chef du groupe de biochimie spatiale de l’Université de Vienne, a récemment publié avec son équipe les résultats d’une étude prouvant que la vie peut exister dans un milieu aussi hostile que l’espace. Cette étude démontre en effet qu’une bactérie, le Deinococcus radiodurans, a été capable d’y survivre.

Le Deinococcus radiodurans est une bactérie pas comme les autres. En effet, elle supporte l’environnement inhospitalier de l’espace. Elle y a survécu et s’est même adaptée pour pouvoir s’y développer une année durant.

La Terre vue de l'espace

Crédits Pixabay

Cette découverte nous permet, selon les chercheurs, de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation de la vie pour subsister et faire face aux conditions qui règnent dans l’espace. Elle ouvre également la voie à de nouvelles considérations concernant nos connaissances actuelles de la vie dans ce milieu.

Une bactérie qui a développé des mécanismes d’adaptation aux conditions de l’espace

La Station Spatiale Internationale a ainsi été le témoin de la survie de la vie microbiologique dans l’espace, avec cette bactérie qui a survécu à l’extérieur de l’installation retrouvée par les chercheurs. Bien évidemment, ce ne sont pas tous les microbes qui sont capables d’une telle prouesse.

Le Deinococcus radiodurans, semble en effet être capable de résister à des conditions aussi hostiles que celles qu’on là-haut. La bactérie, transportée par l’ISS, a ainsi été exposée, sans accommodations ni protections aux conditions qui règnent à l’extérieur, notamment, des températures extrêmement basses, des radiations cosmiques à profusion, le vide spatial, etc.

Mais elle a quand même réussi à survivre après une année et a pu s’adapter à ces conditions peu avenantes.

De formes de vie pourraient avoir voyagé jusqu’à nous et inversement

Cette découverte est d’une importance capitale, car elle prouve que la vie est capable de s’accommoder et de survivre, voire se développer dans l’espace. Les chercheurs n’écartent d’ailleurs pas la possibilité que d’autres êtres vivants, à l’exemple de cette bactérie, puissent avoir déjà fait le voyage depuis la Terre vers d’autres endroits du système solaire, ou inversement.

Pour aller plus loin, selon ces chercheurs, si le Deinococcus radiodurans, une forme de vie que nous connaissons sur Terre, est capable de survivre en flottant dans l’espace, il se pourrait bien que d’autres formes de vie ou d’intelligence soient déjà passées sous notre nez… sans que l’on sache que c’en était une.

Pour plus de détails concernant cette découverte et ses implications, vous pouvez consulter l’article publié la semaine dernière dans la revue Microbiome.

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