Les chercheurs ont trouvé une nouvelle preuve de l’existence d’anciennes rivières sur Mars

À travers les missions robotiques et observations réalisées sur Mars, les scientifiques ont trouvé des indices qui semblent justifier l’hypothèse selon laquelle la surface de la planète était autrefois irriguée par des cours d’eau. Dernièrement, une équipe internationale de chercheurs a justement capturé des images détaillées d’une zone un peu particulière.

Les clichés montrent des éléments susceptibles de constituer des preuves que Mars abritait autrefois des systèmes fluviaux.

Mars comme nous l'avons rarement vue. Crédits : NASA

Mars comme nous l’avons rarement vue. Crédits : NASA

Les images révèlent la face rocheuse d’une falaise martienne. Elles montrent l’intérieur de l’énorme cratère d’impact Hellas, dans l’hémisphère sud martien. Il s’agit de l’un des plus grands cratères d’impacts connus du système solaire. Les photos dévoilent ce qui semble être des roches sédimentaires ayant été formées par des rivières il y a plus de 3,7 milliards d’années.

C’est la première fois que des chercheurs ont l’occasion d’examiner de près ce type de roches sur la planète rouge, toujours suspectée d’avoir abrité des formes de vie autrefois. En effet, les scientifiques pensent que Mars reste l’un des meilleurs endroits où chercher des biosignatures.

D’anciens systèmes fluviaux continuellement actifs

Les images, qui sont d’une netteté extraordinaire, ont été prises par la caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) de la NASA, dans le cadre de la mission spatiale américaine MRO (Mars Reconnaissance Orbiter).

Concrètement, les chercheurs ont repéré une pile de roches stratifiées de 200 mètres d’épaisseur à l’intérieur des parois de la falaise. Selon les experts, ce sont de roches sédimentaires ayant été formées par une ancienne rivière.

Ils pensent que le processus a duré des dizaines, voire des centaines, de milliers d’années. Cela suppose que les cours d’eau martiens auraient été en continuelle activité.

Une pièce de plus du puzzle dans la recherche de la vie ancienne sur Mars

L’étude a été réalisée par les géologues Francesco Salese et William McMahon de l’Université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Ils ont été aidés par le Dr Matt Balme de l’Université ouverte, le Dr Joel Davis, chercheur postdoctoral au Musée, ainsi que d’autres chercheurs de différentes nationalités.

« Nous n’avons jamais vu un affleurement avec autant de détails sur celui-ci que nous pouvons définitivement dire qu’il est si ancien. C’est une pièce de plus du puzzle dans la recherche de la vie ancienne sur Mars, fournissant un aperçu inédit de la quantité d’eau qui occupait ces anciens paysages », a souligné Joel Davis.

Les scientifiques attendent impatiemment des missions comme le Rosalind Franklin ExoMars Rover, dont le lancement est prévu pour 2022. Le projet de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a pour principal but de trouver des traces de vie sur la surface martienne, pourrait permettre d’en savoir plus.

La recherche a initialement été publiée dans Nature Communications.

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