Les cyborgs, bientôt une réalité ?

Les “cyborgs“, ces êtres mi-humains mi-robots aux capacités décuplées, n’existent que dans la science-fiction, et pas dans la vraie vie. Mais des chercheurs travaillent à rendre cela possible en développant des technologies permettant d’intégrer l’électronique au corps humain.

Le problème c’est que connecter l’électronique directement aux tissus humains du corps est un énorme défi. Une équipe de scientifiques a néanmoins réussi à mettre au point de nouveaux revêtements pour les composants qui pourraient les aider à s’intégrer plus facilement dans le corps humain.

La main d'un mannequin

Photo de Markus Spiske – Unsplash

Une solution pour connecter l’électronique aux tissus humains

“L’idée nous est venue alors que nous tentions d’interfacer des microélectrodes rigides et inorganiques avec le cerveau. Le problème est que les cerveaux sont faits de matériaux organiques, salés et vivants. Cela ne fonctionnait pas bien, alors nous avons pensé qu’il devait y avoir une meilleure solution”, explique David Martin, Ph.D, Université de Delaware, auteur principal de l’étude.

Pour que la connexion de l’électronique et des tissus musculaires ou cérébraux fonctionne correctement, les signaux électriques doivent pouvoir circuler de manière fluide. Mais lorsqu’on implante dans le corps humain des matériaux microélectroniques traditionnels, tels que l’iridium, l’acier inoxydable, l’or et le silicium, cela provoquent des cicatrices. Or les cicatrices interrompent l’activité des signaux électriques. L’équipe de chercheurs a alors pensé qu’un revêtement pouvait être la solution.

En examinant les matériaux électroniques organiques (comme les polymères conjugués) utilisés dans des dispositifs non biologiques, l’équipe a trouvé un matériau chimiquement stable qui est vendu dans le commerce comme revêtement antistatique pour écrans électroniques. Après des tests, ils ont découvert que le polymère avait les propriétés nécessaires pour interfacer l’électronique et les tissus humains.

Un polymère prometteur pour faire des cyborgs une réalité !

Le polymère en question est connu sous le nom de poly(3,4-éthylènedioxythiophène) ou PEDOT, et il a déjà permis d’améliorer considérablement les performances des implants médicaux chez les patients. L’équipe de chercheurs a ensuite cherché à spécialiser le polymère pour qu’il puisse répondre à leurs besoins de création de futurs cyborgs. Chose qu’ils ont réussi à faire en ajoutant un substituant acide carboxylique, aldéhyde ou maléimide au monomère éthylènedioxythiophène (EDOT).

La prochaine étape pour l’équipe est de pouvoir adapter la façon dont le polymère se dépose sur les surfaces, puis de le tester sur les tissus d’un organisme vivant.

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