Les dangers derrière la fonte de l’Arctique

Le changement climatique accentue la fonte des glaces niveau des pôles de la Terre. L’affaissement du permafrost arctique peut libérer des substances chimiques et biologiques très nocives.

L’exploitation des ressources fossiles et la déforestation sont responsables de la part la plus importante de nos émissions de gaz à effet de serre. Cela favorise le changement climatique. Le phénomène provoque la hausse progressive des températures mondiales. Le réchauffement planétaire entraine ensuite la fonte des glaces. L’augmentation du niveau de la mer n’est pas la seule conséquence du dégel. Rappelons que les glaces renferment des substances biologiques et chimiques nocives. Ces produits pourraient ainsi se retrouver à l’air libre si la fonte continue.

Un iceberg en Antarctique
Image par 358611 de Pixabay

La revue Nature Climate Change vient de publier une nouvelle étude sur la fonte du permafrost ou pergélisol arctique. Le papier alerte sur le danger de la disparition complète de la couche de glace.

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La remontée des déchets nucléaires

Le dégel total du pergélisol arctique serait une catastrophe pour la planète. La communauté scientifique assimile souvent cette couche de glace à une bombe à retardement. Rappelons que celle-ci contient environ 1 500 milliards de tonnes de carbone. L’atmosphère terrestre en renferme deux fois moins. En 2017, une étude publiée par une équipe britannique dans Nature Climate Change alertait déjà sur la fonte de l’Arctique.

Outre le volume considérable de gaz à effet de serre, les auteurs de la nouvelle recherche s’inquiètent de la remontée des déchets nucléaires. La Guerre froide a été marquée par la course à l’armement nucléaire entre les États-Unis et l’Union soviétique. Cette dernière a fait de l’Arctique son terrain pour plusieurs essais nucléaires. Rappelons que la surface du permafrost arctique couvre environ la moitié de l’actuel territoire russe.

D’ici la fin du 21e siècle, le pergélisol pourrait perdre jusqu’à 40 % de sa masse. Les gaz à effet de serre libérés ne constituent pas la seule menace pour l’humanité. La fonte accélérée pourrait aussi faire remonter les déchets nucléaires soviétiques. Le risque de contamination radioactive rendrait alors presque impossibles les futures recherches dans la région arctique. Le relâchement de produits chimiques nocifs serait une catastrophe écologique.

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Des bactéries et des virus inconnus

Les ères glaciaires qui se sont succédé ont emprisonné dans la vaste étendue de glace de l’Arctique des virus et des bactéries fossiles. Plus d’une centaine de différentes espèces de microbes se trouverait dans le pergélisol de la région à en croire la communauté scientifique. Nos antibiotiques n’auraient aucune efficacité contre ces entités microbiologiques préhistoriques. À la suite d’une éventuelle fonte de l’Arctique, de nouvelles maladies pourraient ainsi faire leur apparition. De nombreuses activités humaines se déroulent au pôle Nord. Elles vont de la recherche scientifique à l’extraction des ressources et aux opérations militaires. La contamination pourrait alors se faire rapidement.

La nouvelle étude rappelle ainsi que la fonte de l’Arctique n’est pas qu’une simple question d’augmentation du niveau de la mer. Elle présage des catastrophes bien pires…

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