Facebook : les données d’environ 50 millions utilisateurs exploitées par l’équipe de Trump

Décidément, l’équipe de Trump n’a pas épuisé son lot de révélations et de scandales. Pendant la compagne présidentielle de 2016, la société Cambridge Analytica aurait recueilli et exploité illicitement les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs de Facebook.

Toutes les informations collectées auraient servi à l’exploitation de l’activité privée des médias sociaux notamment de cibler les « préjugés inconscients » des  électeurs afin de mettre au point des publicités personnalisées. Cette approche aurait alors permis à l’équipe de Trump de faire basculer l’élection.

Trump IA

Les consultants de la compagne de Trump seraient à l’origine de l’une des plus importantes fuites de données dans l’histoire du réseau social et ils auraient ainsi utilisé à leur avantage les données de millions d’utilisateurs de Facebook sans leur autorisation.

Ils auraient ensuite travaillé activement sur les identités, les « likes » ainsi que les réseaux d’amis afin d’identifier leurs préférences. Parmi  les 50 millions de profils exploités, 30 millions auraient permis à Cambridge Analytica de recueillir toutes les informations dont l’équipe avait besoin pour influencer le choix des électeurs.

Un stratagème bien élaboré

Pour collecter les données, la firme d’analyse de données se serait tout simplement servie d’une application mise au point par le chercheur Aleksandr Kogan, une  application baptisée « This is your digital life ».

L’entreprise aurait ensuite payé 270 000 personnes qui ont consenti à l’utilisation de leurs informations personnelles à des fins pédagogiques.

Toutefois, l’application était aussi programmée pour collecter les données des amis Facebook de toutes les personnes qui ont accepté de faire le test. Cela aurait permis à Cambridge Analytica de créer un programme informatique permettant le ciblage et le profilage d’une partie des électeurs américains.

Facebook injustement pointé du doigt

À cause de cette affaire, les législateurs aux États-Unis et en Grande-Bretagne blâment sévèrement Facebook et mettent en doute la capacité de l’entreprise à s’autoréguler.

D’après Paul Grewal, vice-président et conseiller général adjoint du réseau social, « C’était une escroquerie et une fraude. » Les chercheurs de Cambridge Analytica auraient en effet menti et n’auraient pas respecté la politique de confidentialité.

Il a donc décidé de suspendre SCL et Cambridge Analytica pour violation de ses conditions d’utilisation. Par contre, Facebook insiste sur le fait que les données n’ont pas été volées mais mal utilisées  puisque les utilisateurs ont accepté de délivrer leurs informations personnelles à une application tierce.

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