Les effluves de cannabis ne seraient pas étrangères aux anciennes cérémonies cultuelles israélites

Des archéologues israéliens viennent de mettre la main sur la toute première preuve d’une utilisation du cannabis dans le cadre d’anciennes cérémonies cultuelles israélites, du temps de l’Ancien Testament.

Le Dr Eran Arie, chercheur au Muséum d’Israël de Jérusalem, et ses collègues ont ainsi détecté des résidus de la combustion de cannabis à la surface d’un autel qui a servi durant une dizaine ou une vingtaine d’années au 8e siècle av. J.-C.

individu avec des volutes de fumée

Crédits Pixabay

Cet autel est l’un des deux qui se trouvent juste à l’entrée du « saint des saints » – la partie d’un sanctuaire hébreu destinée à signifier la présence de Dieu  – dans le complexe fortifié de Tel Arad. Une forteresse qui a servi à garder la frontière sud du royaume de Judée à l’époque.

On a trouvé du cannabis dans les résidus de combustion sur un autel

Tel Arad est un site archéologique israélien qui se trouve à l’est du désert du Néguev, et à 10 kilomètres de la ville d’Arad, dans le sud d’Israël. Comme on l’a dit plus haut, Tel Arad était une forteresse destinée à protéger l’ancienne frontière méridionale du royaume de Judée, et elle se trouve sur un monticule (Tel en hébreu).

Le site a été fouillé en 1960, ce qui a révélé deux constructions superposées datant du 9e au 6e siècle av. J.-C. Et à l’intérieur, un ancien sanctuaire très bien préservé comprenant deux autels faits en pierre et en calcaire a été récemment découvert. Le plus petit de ces deux autels est très intéressant en raison de ce qu’on a retrouvé dessus.

Les archéologues ont en effet fait analyser des résidus organiques qu’ils ont prélevés sur le plus petit des deux autels, et on y a détecté du cannabis.

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Des inflorescences de cannabis mélangées à l’encens pour l’ambiance

Les résultats ont montré que les résidus en question contenaient du tetrahydrocannabinol, du cannabidiol et du cannabinol, ainsi qu’un assortiment de composés chimiques comme les terpènes et les terpénoïdes.

Selon le Dr Arie et ses collègues, ce sont les « premières preuves de l’utilisation du cannabis dans le Proche-Orient ancien ». Mais c’est également « la première preuve connue de substance hallucinogène trouvée dans le Royaume de Juda ».

Apparemment, les inflorescences de cannabis auraient alors été mélangées à de l’encens et à d’autres substances organiques destinées à être brûlées sur ce petit autel. Et même les archéologues qui ont fait la découverte se disent eux-mêmes être surpris de ce qu’ils ont trouvé.

Comme quoi, dans de nombreuses civilisations, l’utilisation du cannabis à des fins spirituelles est finalement assez répandue.

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