Les enfants nés pendant le Covid-19 auraient un QI plus faible

La Covid-19 fait l’objet de nombreuses études depuis son apparition en décembre 2019. La dernière en date est troublante. Elle établit en effet une corrélation entre la pandémie et une baisse généralisée du QI des enfants. Mais pas pour les raisons que vous pensez…

Le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la maladie, se manifeste de différentes manières chez les individus touchés.

Un bébé empoignant le doigt d'un adulte
Crédits Pixabay

Certains ne vont ainsi développer aucun symptôme, tandis que d’autres vont être frappés par la forme grave de la maladie.

A lire aussi : L’effet inattendu de la Covid-19 sur les grossesses

Les bébés nés pendant la pandémie ont vu leur QI chuter

Essoufflements, difficultés à réfléchir, hallucinations, douleurs chroniques, les effets de la Covid-19 sont nombreux. Et dans certains cas, ils peuvent même entraîner la mort.

Plus récemment, des chercheurs ont découvert qu’il existait aussi un lien entre la maladie et les naissances prématurées. Une femme ayant contracté la maladie aurait en effet beaucoup plus de risques d’accoucher avant le terme de sa grossesse. Avec toutes les complications que cela peut entraîner, bien entendu.

Et à présent, une étude menée par Owen Dyer et son équipe, une étude publiée dans le BMJ, nous apprend que la Covid-19 serait aussi responsable d’une baisse générale du QI de nos enfants. Tout du moins de ceux qui ont vu le jour pendant la pandémie.

Cette fois, en revanche, il ne s’agirait pas d’une conséquence biologique de la maladie.

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs se sont appuyés sur des données visant 672 enfants originaires de Rhode Island, des enfants nés depuis l’année 2011 et ayant passé des tests de QI. En comparant les résultats d’une période sur l’autre, ils ont alors constaté des écarts très importants. Suffisamment en tout cas pour être représentatifs.

A lire aussi : Le variant Delta de la Covid-19 risque aussi de poser problème aux amateurs de sneakers

Une cause sociétale plutôt que biologique

Sur l’échelle de Mullen, les enfants nés après le début de la pandémie auraient ainsi obtenu un score moyen de 78, et donc un score inférieur de 22 points par rapport à la moyenne de la période précédente. Une chute conséquente, mais qui n’a aucun lien direct avec la maladie.

En réalité, les chercheurs supposent que cette baisse est imputable à un manque d’interactions entre les enfants et les personnes de leur entourage.

Lorsque la pandémie a commencé à déferler à travers l’Europe et les Etats-Unis, de nombreux pays ont pris la décision de confiner leur population afin d’endiguer la propagation du virus. De nombreux parents se sont donc retrouvés bloqués chez eux avec leurs enfants, en télétravail.

Or justement, le fait de devoir concilier leur vie privée avec leur vie professionnelle a poussé de nombreux parents à s’éloigner de leurs enfants. Les interactions ont donc diminué. Moins sollicités, les enfants concernés ont naturellement perdu en capacité de raisonnement.

Pour appuyer cette thèse, les chercheurs prennent notamment en exemple les données des enfants nés en 2019. Ici, aucune baisse significative n’a été constatée et la chute survient donc à partir de 2020. Soit à la période où une bonne partie de la population mondiale s’est retrouvée confinée.

Mots-clés Covid-19