Les espèces marines bientôt au service de l’armée américaine ?

Décidément, les Américains sont prêts à tout pour affiner leurs systèmes de surveillance. Aujourd’hui, on apprend que l’armée américaine veut utiliser les espèces marines pour les aider à détecter l’intrusion des véhicules sous-marins grâce à un réseau de capteurs naturels. Ce projet baptisé Persistent Aquatic Living Sensors ou PALS a été mis sur pied par l’Agence de recherche du ministère de la défense US.

D’après les informations communiquées par cette agence, ce programme devrait tirer profit des capacités naturelles des organismes vivants sous l’eau afin de permettre à l’armée américaine de mieux surveiller et défendre le littoral américain.

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Pour y arriver, l’agence de recherche du ministère de la défense américain compte s’appuyer sur les capteurs des espèces marines qui peuvent détecter les mouvements, odeurs et autres variations de leur habitat naturel.

Un système de surveillance qui sort de l’ordinaire

Les capteurs que possèdent les organismes marins leur permettent de déceler les moindres changements hydrodynamiques ainsi que les sons et les vibrations du milieu qui les aident à détecter la présence de dangers ou de prédateurs.

D’autres espèces ont aussi la capacité de sentir les variations du champ électrique ou du champ magnétique se trouvant à proximité d’elles. Les militaires américains veulent utiliser toutes ces particularités pour se prémunir des invasions des mini-sous-marins autonomes ou des menaces venant de la mer.

Un système qui n’aurait que des avantages

D’après l’agence de recherche du ministre de la Défense des USA, l’utilisation de ces espèces marines offre de nombreux avantages du fait qu’elles ne nécessitent aucun entretien et qu’elles se reproduisent toutes seules.

« L’approche actuelle de la marine américaine pour détecter et suivre les véhicules est centrée sur le matériel et sur des ressources importantes. En conséquence, les capacités sont essentiellement utilisées à un niveau tactique pour protéger des équipements de grandes valeurs par exemple un porte-avions et à un niveau stratégique plus large. » Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur les technologies qui seront développées pour élaborer ce programme.

Néanmoins, l’agence américaine a indiqué qu’elle n’excluait pas la réalisation de modifications génétiques sur les organismes pour qu’elles répondent à ses besoins. Ce projet débutera en mars 2018 et durera environ quatre ans.

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