Les États-Unis interdisent l’achat de NFT

Le gouvernement américain a inscrit ce lundi 57 adresses de cryptomonnaies et un exchange sur une liste du Bureau de Contrôle des Actifs Financier (OFAC). Ces institutions sont désormais les cibles de sanctions pour avoir facilité le développement de logiciels permettant d’escroquer ainsi que de faire du blanchiment d’argent. L’une des adresses qui y sont mentionnées contrôle un grand nombre de Jetons Non Fongibles (NFT) qui étaient toujours visibles sur un marché numérique populaire le mercredi matin.

Un NFT inspiré du dollar américain

La société Blockchain infosec Elliptic dévoilait le mardi passé que le montant total de cryptomonnaies dans les adresses punies dépasse la barre des 300 millions de dollars. La désignation de sanction concerne spécialement une bourse Chatex basée en Lettonie, qui aurait facilité les transactions liées à plusieurs activités illicites ou à haut risque.

Chatex aurait facilité des transactions illicites sur le darknet, en plus d’avoir favorisé les bourses à haut risque et les ransomwares. Ce serait la huitième fois que l’OFAC aurait sanctionné des adresses cryptographiques.

Et qu’en est-il du possesseur des NFT ?

Une personne portant le pseudonyme Weery serait le détenteur des NFT et donc de l’adresse visée par ledit bureau. Son profil sur le marché NFT d’OpenSea permet de voir qu’il possède 42 NFT.

Weery a acheté plusieurs NFT dont l’un est échangeable sur le jeu de blockchain en développement Illuvium pour à peu près 3 300 $, une demi-heure après la transcription de l’adresse sur la liste des sanctions. Il y a un autre, pris il y a cinq jours, affichant un singe 3D. Ce NFT fait partie d’une collection non vérifiée, obtenu à environ 50 000 dollars, et qu’il serait en train d’essayer de revendre pour 98 ETH, soit près 500 000 dollars.

OpenSea prend des résolutions

Maintenant que l’adresse du Weery est sur cette liste noire, aucun résident aux États-Unis n’est légalement plus autorisé à faire affaire avec lui. OpenSea, en tant qu’entreprise basée aux États-Unis, ne peut rien y faire, même si l’acheteur est hors du territoire américain.

Actuellement, le profil de Weery est introuvable sur OpenSea. Le site déclare qu’aucune vente n’a été finalisée sur ce singe NFT depuis que l’adresse de Weery a été sanctionnée.

« Nous bloquons automatiquement les adresses sur la liste des sanctions américaines d’acheter, de vendre ou de transférer sur OpenSea. »

Un porte-parole