Les Etats-Unis signent avec 7 autres pays les Accords Artémis pour de nouveaux standards dans les prochaines missions d’exploration lunaire

Le 13 octobre dernier, 8 pays se sont joints pour signer les accords proposés par la NASA, définissant de nouveaux standards communs pour les prochaines explorations de notre Lune. Des standards détaillés dans ce qu’on appelle désormais Accords Artémis.

Allant plus loin que l’Outer Space Treaty, les Accords Artémis visent à régir de manière plus détaillée les modalités des futures explorations lunaires, que ce soit par l’intermédiaire de robots ou de personnes, selon des règles concertées et acceptées par les différents pays signataires.

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Après consultation des pays cosignataires et révisions des textes, les accords sont finalisés et à ce jour, huit pays les ont signés à savoir les États-Unis, le Japon, l’Italie, les Émirats Arabes Unis, le Luxembourg, le Canada et le Royaume-Uni.

L’origine des Accords Artémis en quelques mots

Le nom de l’agrément est relatif au programme Artémis de la NASA, vous l’aurez remarqué, un programme dans lequel l’initiateur de ces règles internationales d’exploration lunaire planifie d’envoyer pour la première fois une femme sur la Lune.

La NASA, appuyée par le Département d’État des États-Unis et du National Space Council, a ainsi planché sur des lignes directrices qui devraient mettre d’accord les différents pays sur les bonnes façons de réaliser l’entreprise. Ces règles devront servir de balises pour mener à bien le Programme Artémis ainsi que les futures explorations lunaires.

Les Accords Artémis vont cependant plus loin, régissant différents points allant des standards techniques à la résolution des problèmes relationnels une fois sur la Lune, en passant par l’exploitation des ressources extraites.

En bref, de quoi assurer que toutes les parties prenantes se réfèrent à une règle unique pour prendre les décisions et résoudre les conflits.

Accords et désaccords sur les Accords Artémis

En posant son programme Artémis comme objectif initial, la NASA soumet ces règles afin d’assurer la bonne conduite de la mission et la bonne entente entre les pays qui y prennent part. À long terme, les Accords Artémis aideront à mener de manière optimale l’exécution des missions lunaires sous tous leurs aspects.

Pour information, d’autres pays ont été approchés pour se joindre à la liste. Il est cependant à noter que la Russie est la grande absente des premiers pays signataires, malgré le fait que la NASA s’appuie encore beaucoup sur elle pour satisfaire ses besoins matériels. Par ailleurs, la Chine est aussi exclue, les États-Unis cherchant toujours à censurer les collaborations avec le gouvernement chinois actuel.

Certains scientifiques exposent d’ailleurs la situation comme une tentative habile des États-Unis pour s’approprier des droits privilégiés dans l’exploitation de notre satellite naturel, à savoir l’exploitation minière et l’appropriation des produits extraits, l’occupation de certains territoires, etc., tentant ainsi de contourner les instructions de l’Outer Space Treaty. Pour eux, bien des points semblent être cachés entre les lignes des Accords Artémis.