Les exoplanètes plus grosses que la Terre seraient en mesure de soutenir la vie extraterrestre

En 2017, des chercheurs ont découvert l’exoplanète dénommée K2-18b et cette découverte avait provoqué une certaine excitation chez les astronomes par rapport  à la recherche de planètes habitables. Ce sentiment a encore été exacerbé l’année dernière lorsqu’on a détecté de la vapeur d’eau dans son atmosphère, une première dans l’étude des exoplanètes.

D’après une récente étude, l’exoplanète K2-18b pourrait également avoir de l’eau liquide à sa surface, en dessous de son atmosphère riche en hydrogène. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié la masse, le diamètre, ainsi que les données atmosphériques de la planète. Des modèles ont aussi été utilisés pour détecter la présence d’eau.

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La planète K2-18b se trouve à 124 années-lumière de la Terre et possède un diamètre 2,6 fois plus grand que celui de notre planète. Quant à sa masse, elle est 8,6 fois supérieure à celle de la Terre. À partir de ces résultats, les chercheurs ont conclu que les exoplanètes plus grosses que la Terre, mais plus petites que Neptune pourraient présenter une haute probabilité de pouvoir soutenir la vie.

Vérifier l’habitabilité d’une planète

Selon les explications de Madhusudhan de l’Institute of Astronomy de Cambridge et auteur principal, on a déjà pu détecter de la vapeur d’eau dans l’atmosphère de nombreuses exoplanètes. Toutefois, cela ne veut pas nécessairement dire que les conditions sont habitables à la surface, même si la planète est située dans la zone d’habitabilité.

Madhusudhan a indiqué que pour vérifier si une planète est effectivement habitable, il faut comprendre ce qu’il se passe en dessous de l’atmosphère et connaître les conditions atmosphériques. En particulier, il faut vérifier qu’il est possible d’avoir de l’eau liquide à la surface.

Le cas de K2-18b

En ce qui concerne l’exoplanète K2-18b, certains scientifiques suggèrent qu’il s’agit d’une petite Neptune plutôt qu’une grande Terre. Selon les informations, une mini-Neptune devrait avoir une certaine quantité d’hydrogène entourant une couche d’eau à haute pression. Le centre serait un noyau fait de rocher et de fer. Si l’enveloppe d’hydrogène est trop épaisse, la température et la pression seront trop élevées pour supporter la vie.

Pour ce qui est de K2-18b, la récente étude précise que la couche d’hydrogène qui l’entoure n’est pas nécessairement trop épaisse, ce qui laisse une chance à l’eau liquide de pouvoir supporter la vie.

A part la vapeur d’eau, les scientifiques ont aussi détecté d’autres substances chimiques comme le méthane et l’ammoniac dans l’atmosphère de l’exoplanète, mais à des niveaux plus bas que ce qui était prévu.

Les recherches continuent pour trouver une ou plusieurs exoplanètes habitables dans les environs de la Terre, et K2-18b fait partie de celles qui sont les mieux placées. L’hypothèse selon laquelle les planètes plus grosses que la Terre pourraient être plus susceptibles de soutenir la vie aidera en tout cas les astronomes dans leur mission.