Cachemire : les habitants privés de réseaux sociaux pendant un mois

En Cachemire, les utilisateurs des réseaux sociaux seront obligés de faire un petit break durant un mois. En effet, le gouvernement local a donné l’ordre aux fournisseurs d’accès de bloquer les réseaux sociaux pendant cette durée. Cette décision a été prise en raison de la vague de violence qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans la vallée.

D’après le communiqué, les fournisseurs d’accès à internet ont été contactés par les autorités et il leur a été demandé de ne laisser aucun message circuler sur réseaux sociaux. L’ordre devrait être exécuté dans l’immédiat, et rien ne devrait être remis en place jusqu’à nouvel ordre.

Cachemire RS

Ainsi, les plateformes les plus populaires comme Facebook, Whatsapp ou Twitter sont les premiers concernées par ce bannissement provisoire.

Pour apaiser les tensions

Suite à l’affrontement sanglant entre les citoyens, la police et les paramilitaires lors des élections locales du 9 avril, de nombreux désastres sont apparus. La situation actuelle inquiète les autorités locales et ces dernières ont donc cherché une solution afin de reprendre le contrôle de la situation. Pour se faire, elles ont décidé de restreindre l’accès à Facebook, Whatsapp, Twitter et toutes les autres plateformes de ce type.

D’après les informations dont on dispose, des antinationaux et antisociaux utiliseraient ces plateformes pour publier des contenus provocateurs et pour créer le désordre.

Cette décision est moins rude, car d’habitude, en cas de périodes de troubles, c’est l’internet mobile tout entier qui est banni au Cachemire.

Une situation critique

Actuellement, la jeunesse du pays utilise de plus en plus les réseaux sociaux pour montrer leur mécontentement face à l’administration indienne.

La situation est très critique, une vidéo de onze secondes a été récemment publiée sur Twitter. Elle montrait un homme attaché sur une jeep militaire. Apparemment, les soldats se sont servis de cette personne en tant que bouclier humain pour éviter les jets de pierre.

Pour rappel, ces événements font suite à la pénétration des forces de sécurité dans l’université de Pulwama, au sud du Cachemire à la date du 15 avril. Leur mission était de trouver des étudiants qui auraient été responsables de violences en marge d’un scrutin régional. Ils ont donc utilisé des armes à feu et blessé de nombreux jeunes.

Depuis, les étudiants en colères organisent de nombreuses manifestations dans différents endroits.

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