Les Îles du Pacifique vont pouvoir exploiter les technologies nucléaires

Les États du Pacifique vont enfin pouvoir s’ouvrir aux technologies nucléaires. La Communauté du Pacifique (CPS) a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à ce sujet. Celle-ci va apporter son expertise dans l’exploitation de l’énergie nucléaire aux îles dans le cadre de leur développement. L’annonce a été faite le 27 juillet 2017 par les dirigeants de la communauté.

L’accord a été conclu de manière officielle le 2 juin dernier au siège de l’AIEA à Vienne. Il a ensuite été présenté à Nouméa, lors de la dixième conférence de la CPS. Cette dernière est la plus importante organisation d’aide au développement de la région. Le thème de l’événement a été : « Les partenariats innovants pour le développement durable. »

Îles Pacifique

Les pays insulaires du Pacifique sont beaucoup plus sensibles aux impacts que pourrait avoir le réchauffement climatique. Il leur faut donc trouver des solutions au plus vite.

Plusieurs projets d’application

L’AIEA et le CPS seraient actuellement en train d’élaborer le programme qui définit les projets d’application de cette technologie. Cette dernière pourrait alors profiter à divers secteurs du développement. Elle pourra être utilisée pour améliorer la qualité des sols. Elle servira également à la lutte contre le cancer et à la détection des pollutions marines.

« La technologie nucléaire est très efficace dans de nombreux domaines comme la santé, l’agriculture ou l’environnement. Des équipements sont nécessaires, mais la formation est essentielle et nous sommes très heureux de travailler avec ces pays à la formation d’experts. » a souligné Yukiya Amano, le directeur général de l’AIEA.

Des défis de développement

Par ailleurs, ces îles sont exposées à des risques tels que la montée du niveau de la mer. Cela constitue une menace par rapport à leur sécurité alimentaire. Si elles ne s’activent pas dès maintenant à trouver des solutions, certains territoires pourraient être submergés.

Cameron Diver est le directeur général adjoint de la CPS. « Aujourd’hui compte tenu de l’importance des défis de développement des pays de la région, il fallait réfléchir autrement à nos partenariats. Avec l’AIEA, nous allons superposer les techniques scientifiques de pointe à nos techniques scientifiques conventionnelles. » a-t-il affirmé.

« La CPS a par exemple développé dans ses laboratoires une espèce de taro qui résiste à l’eau de mer. Avec les techniques de l’AIEA, nous allons pouvoir rendre cette espèce de taro également résistante à la sécheresse. » a-t-il ajouté.

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Mots-clés nucléairepolitique