Les internautes sont des pollueurs

La Global e-sustainability Initiative (GeSI) vient de rendre un rapport accablant. Selon le document, le web serait responsable de 2% des émissions de CO2 mondiales. Impressionnant, mais le pire reste à venir car il polluerait autant que…. le trafic aérien. Que peut-on en déduire ? Tout simplement que les internautes sont eux aussi des pollueurs. Là, c’est sûr, vous ne verrez plus jamais vos statuts Facebook de la même façon.

Le rapport en question est disponible à cette adresse mais il n’est malheureusement pas en accès libre. Si vous voulez le consulter, il faudra remplir un formulaire et créer un compte sur la plateforme.

Internautes pollueurs

A chaque fois que vous publiez une vidéo de chat sur les internets, c’est un arbre qui meurt. Ou presque.

La GeSI vous enverra ensuite le lien permettant de télécharger le document.

Internet émet autant de CO2 que le trafic aérien

Comme indiqué un peu plus haut, les ordinateurs, les serveurs et tous les équipements réseaux seraient responsables à eux seuls de 2% des émissions de CO2 mondiale et ils pollueraient ainsi autant que le trafic aérien. Ce chiffre est impressionnant mais il est finalement assez logique.

Le web a littéralement explosé ces dernières années, avec la démocratisation du haut débit et l’avènement des technologies nomades. Il suffit désormais de quelques secondes pour partager des photos ou des vidéos avec le monde entier et certains services sont très consommateurs de bande passante.

C’est notamment le cas de Facebook ou même de YouTube, mais ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

Mais voilà, pour faire fonctionner ces services, les géants du secteur ont du déployer des centres de données à travers tous les continents. Cela représente des millions de machines, des millions d’onduleurs et des centaines de milliers de systèmes de refroidissement. L’un dans l’autre, on comprend évidemment comment la GeSI est parvenue à ce résultat.

La bonne nouvelle, c’est que les géants du web ont pleinement conscience du problème. Facebook a par exemple installé son centre de données en Suède, à proximité du cercle arctique, pour que ses serveurs refroidissent naturellement. Il ne compte d’ailleurs pas en rester là et il va ainsi poursuivre ses efforts dans ce sens.

Via