Les Japonais ont mis au point une IA capable de détecter les microplastiques dans l’océan

Les microplastiques constituent une grande menace pour notre planète. Mais pour établir un constat précis de la présence de ces polluants dans la nature afin de pouvoir faire face au problème, il est crucial de pouvoir les repérer.

La méthode classique qui est actuellement utilisée pour ce faire, dans le cas des océans, nécessite la collecte d’échantillons d’eau de mer. Ces échantillons seront ensuite triés et examinés un par un, manuellement au microscope, afin d’y détecter la présence de microplastiques.

Une plage polluée par des déchets plastiques

Photo de Sergei Tokmakov. Crédits Pixabay

C’est donc un travail de longue haleine, mais apparemment, les Japonais ont trouvé un moyen de faciliter les choses. En effet, NEC, le géant nippon de l’informatique et de la télécommunication, a collaboré avec la Japan Agency Marine-Earth Science and Technology (JAMSTEC), afin de développer une IA capable de détecter les microplastiques présents dans l’océan.

Un procédé qui rend les méthodes classiques de détection obsolètes

Selon les informations partagées par ZDNet, afin d’apprendre à l’IA à reconnaître les microplastiques, ces derniers sont d’abord peints avec colorants fluorescents. Les microplastiques teints sont ensuite capturés en vidéo.

Une fois cette étape terminée, après l’extraction automatique des captures d’images des microplastiques, le système de reconnaissance de l’IA apprend à les reconnaître et se charge de les trier. La répartition se fait ensuite en fonction de la taille et de l’aspect des microplastiques. Et voilà, il ne reste plus qu’à la mettre au travail en conditions réelles.

Cette méthode est nettement plus pratique, mais surtout plus efficace. En effet, les techniques classiques pour trouver les microplastiques prennent énormément de temps. Mais avec cette IA, le tri des microplastiques se fait à une vitesse de 60 par minutes, ce qui est déjà pas mal.

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Pour faire bouger les choses plus rapidement en matière de pollution

Dernièrement, la CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization) et Microsoft ont collaboré pour répondre à la question suivante : « Comment l’IA pourrait-elle devenir un outil pour lutter contre les microplastiques ? ».

Et comme on peut le constater, le NEC et la JAMSTEC ont trouvé une réponse à cette question.

Comme le déclare Masashi Tsuchiya, chef du groupe adjoint de recherche sur les plastiques marins de la JAMSTEC, grâce à cette approche, l’impact réel des microplastiques pourra maintenant être mesuré comme il le faut.

Cela permettrait éventuellement de mettre en place de nouvelles lois, concernant l’émission et le rejet de microplastiques dans la nature.

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