Les Japonais veulent percer la croûte terrestre

Les Japonais se sont lancés dans un nouveau projet extrêmement ambitieux. Ils ont en effet l’intention d’être les premiers à percer la croûte terrestre et ils pensent ainsi pouvoir faire mieux que les Russes ou les Américains. Pour parvenir à leurs fins, ils ont d’ailleurs prévu de creuser un trou directement dans l’océan.

Si ces quelques lignes vous rappellent vaguement quelque chose, c’est tout à fait normal, car ce n’est pas la première fois que des chercheurs cherchent à percer la croûte terrestre de notre planète.

Japon croûte terrestre

Les Russes ont en effet été les premiers à tenter de le faire.

Les Japonais veulent percer la croûte terrestre

Dans les années 70, ces derniers ont ainsi démarré un forage dans la péninsule de Kola afin d’explorer les profondeurs de notre planète. Très ambitieux, ils s’étaient ainsi donné pour but d’atteindre le Moho et donc la limite physique située entre la croûte et le manteau supérieur.

Une limite située tout de même à une trentaine de kilomètres en dessous de nos pieds.

Le forage a donc commencé dans les années 70 dans la région de Zapoliarny, une ville située dans l’oblast de Mourmansk, et il s’est terminé dix-neuf ans plus tard, en 1989, après que les chercheurs aient atteint 12 262 mètres de profondeur. Les autorités russes avaient à l’époque justifié leur décision en invoquant l’excuse de la fin de la Guerre Froide, mais ces explications n’avaient pas convaincu tout le monde et de nombreuses théories ont circulé dans les années qui ont suivi.

Les Japonais ont donc l’intention de reprendre le flambeau et d’effectuer un forage pour explorer les profondeurs de notre planète. C’est en tout cas l’information rapportée par CNN en ce début de semaine.

Une opération menée à partir des océans

Toutefois, les chercheurs en charge de cette nouvelle mission n’auraient pas l’intention de reproduire les erreurs du passé et ils envisageraient ainsi de procéder à un forage dans l’océan, à partir du navire Chikyu. En procédant de la sorte, ils pensent en effet qu’ils n’auront besoin de forer que sur six kilomètres pour atteindre leurs objectifs, contre plusieurs dizaines de kilomètres pour les forages effectués à partir des continents.

La tâche s’annonce cependant ardue. Pour mener à bien leur projet, les scientifiques devront en effet faire face à des températures extrêmes et à une pression bien plus importante qu’à la surface de notre planète. Dans ce contexte, ils comptent prendre le temps et ils prévoient ainsi le début du forage pour 2030 environ. D’ici là, ils auront tout le loisir de planifier l’opération et de rassembler les ressources nécessaires à une telle mission.