Les jeux smartphone Nintendo totalisent plus d’un milliard de dollars en revenus

L’arrivée de Super Mario Run en décembre 2016 a bouleversé les attentes de l’industrie quant à l’approche de Nintendo sur ses propriétés intellectuelles : lancer ses plus célèbres franchises sur mobile semblait relever de l’absurde il y a dix ans, mais le pari est plus ou moins réussi pour la firme de Kyoto qui dépasse une barre symbolique du milliard de dollars de revenu comme le rapporte une récente analyse rapportée par le site The Verge.

La plus grosse part du gâteau revient sans grande surprise à Fire Emblem Heroes, la déclinaison mobile de la célèbre franchise de S-RPG.

Super Mario Run

Incroyablement populaire au Japon, la formule du gacha (pouvoir obtenir des items in-game avec de la monnaie virtuelle ou bien réelle à travers une tirette aux taux de probabilités variant selon la rareté du prix) reste la plus lucrative pour un jeu smartphone.

Fire Emblem en tête

 Le jeu représente ainsi 656 millions de dollars, soi plus de la moitié en termes de revenu global. Bien derrière lui se trouve Animal Crossing: Pocket Camp et ses 131 millions talonnés par Dragalia Lost – le seul jeu basé sur une franchise totalement originale sorti à présent.

Le dernier né de la famille Mario Kart Tour a fait une belle performance, l’appât du “Mario Kart sur mobile” jouant forcément beaucoup. La déclinaison mobile du jeu de kart totalise 86 millions de dollars de revenu – et cela malgré les récentes polémiques quant à sa tarification à base de formule Gold et de prix prohibitifs ayant fait polémique.

Derrière lui se trouve Super Mario Run, preuve s’il en est que le nombre de téléchargements ne se traduit pas forcément en revenu direct lorsqu’il s’agit de free-to-play : bien que téléchargé 244 millions de fois, le jeu n’a rapporté que 76 millions de dollars, la faute à un modèle économique – la grande majorité des niveaux sont bloqués derrière une barrière payante de 9,99€ – qui a du mal à prendre auprès des consommateurs de jeu mobile plus sensibles aux microtransactions comme l’atteste le succès de Fire Emblem Heroes.

Le plus grand échec reste à ce jour Dr. Mario World, clone à moitié avoué de Candy Crush basé sur la série de puzzle game éponyme. Copiant pleinement les mécaniques de free-to-play les plus pernicieuse, le jeu n’a pu totaliser que 4,8 millions de dollars depuis son lancement en juillet 2019.