Oui, les jeux vidéo peuvent être bénéfiques à votre cerveau

Les jeux vidéo sont souvent accusés de créer une dépendance et de nuire au cerveau. Il existe pourtant des études scientifiques qui attribuent des vertus à ce divertissement.

Lorsque l’on évoque le sujet de l’influence des jeux vidéo, la première chose qui vient à l’esprit est l’addiction. Ce phénomène intéresse de plus en plus les psychologues et les neurobiologistes. Les médias présentent souvent cette dépendance comme une mauvaise chose – voire une menace sanitaire. Dans l’ensemble, il n’y a aucune grande différence entre la dépendance aux jeux vidéo et les autres addictions, pense Marc Palaus de l’université ouverte de Catalogne.

Un homme en train de jouer à la console
Image par Pexels de Pixabay

Une fois que le cerveau a été exposé à une sensation agréable, on en veut davantage et on s’efforce ensuite d’en obtenir plus. Les jeux vidéo ne font pas exception.

La dépendance aux jeux vidéo peut avoir des effets néfastes. De nombreux internautes en ont témoigné. Cependant, les conséquences ne se limitent pas à cela.

Des bienfaits cognitifs perceptibles

La recherche sur les effets des jeux vidéo en est encore à ses débuts. Cela est dû à la nature récente de ce divertissement. Jusqu’à présent, les études ne mettent pas seulement en garde contre les dangers de la dépendance. Certaines recherches le décrivent comme un outil efficace pour améliorer le cerveau et les capacités cognitives, surtout à long terme.

Les jeux de tir à la première ou à la troisième personne amélioreraient par exemple l’orientation spatiale et la prise de décision. Dans un article publié par Men’s Health, Yo Zushi a écrit : « même la pression palpitante que vous ressentez pendant que votre partenaire vous traque dans Fortnite Battle Royale s’avère être bonne pour vous ».

Le chroniqueur parle de stress positif qui, dans le contexte du jeu, motive tout en augmentant la faculté à se concentrer dans la vraie vie. Il évoque une étude publiée en avril 2020 par des neurobiologistes de l’université de Californie pour appuyer ses propos.

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Une aide à la neuroplasticité

Daphné Bavalier est une spécialiste de l’impact des nouvelles technologies sur le cerveau humain. La chercheuse en neurosciences cognitives a été la première scientifique à étudier les effets des jeux vidéo à la fin des années 1990. « Les personnes qui jouent régulièrement à des jeux d’action démontrent une capacité améliorée à se concentrer sur les détails visuels, ce qui est utile pour lire les petits caractères dans un document juridique ou sur un flacon de médicament. Ils affichent également une sensibilité accrue au contraste visuel, ce qui est important lors de la conduite dans un brouillard épais », a-t-elle écrit en juillet 2016 dans un numéro du magazine américain Scientific American.

Les jeux vidéo développent ainsi la plasticité du cerveau humain. Le divertissement peut avoir des effets bénéfiques, mais il ne faut pas en abuser…