Les mini-Neptunes pourraient bien être des exoplanètes rocheuses abritant de l’eau

Deux récentes études, impliquant chacune la participation de chercheurs du CNRS, nous démontrent que des progrès ne cessent d’être effectués. Malgré tout, il faut reconnaître que notre connaissance de l’univers est encore restreinte.

Parmi les nombreuses exoplanètes que nous connaissons jusqu’à présent, on peut citer les super-Terres et les mini-Neptunes. Tandis que les super-Terres disposent généralement d’une masse semblable à celle de la Terre, les mini-Neptunes sont moins denses que ces dernières et ont une masse à peu près similaire à celle de Neptune.

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Le 15 juin dernier, Olivier Mousis, professeur à l’Université d’Aix-Marseille (France), et son équipe ont publié dans la revue The Astrophysical Journal Letters les résultats d’une étude suggérant que les rayonnements stellaires pourraient faire passer les super-Terres de petite taille pour des mini-Neptunes. Des résultats qui concordent avec ceux d’une étude antérieure.

Ces deux catégories de planètes seraient finalement la même chose

Publiés dans la revue Astronomy and Astrophysics le 9 juin 2020, la précédente étude a été menée sous la direction de Martin Turbet, chercheur postdoctoral à l’Observatoire astronomique de Genève.

Les scientifiques ont alors avancé que les rayonnements stellaires pourraient fortement impacter l’atmosphère des super-Terres et des mini-Neptunes. Un effet de serre important, dû aux rayonnements émis, serait ainsi capable d’engendrer une augmentation du volume atmosphérique des exoplanètes aux dimensions similaires à celles de la Terre, et renfermant de l’eau.

Les résultats de cette étude avancent également que la formation des super-Terres et des mini-Neptunes se serait déroulée de la même façon.

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Une propriété rendant certaines exoplanètes aptes à accueillir la vie

De ce fait, les chercheurs ont conclu que contrairement à ce que l’on imaginait, les mini-Neptunes sont susceptibles d’être des super-Terres disposant d’un noyau rocheux, dans un état particulièrement critique, avec un noyau enveloppé d’eau. Elles sont donc susceptibles d’accueillir la vie.

Il est important de souligner le fait que ces conclusions, même si elles résultent des deux études différentes, ne sont pas définitives. Toutefois, ce même phénomène pourrait bien s’appliquer à d’autres exoplanètes.

Parmi celles-ci, nous pouvons énumérer les exoplanètes TRAPPIST-1 b, c et d. D’une taille semblable à celle de la Terre, ces dernières sont en orbite autour de l’étoile TRAPPIST-1. De l’eau pourrait être trouvée à la surface de certaines d’entre elles, elles sont de ce fait très susceptibles d’accueillir la vie, d’autant qu’elles se trouvent dans la zone habitable, selon les chercheurs.

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